Recits de course et challenge

Le challenge de Victor : Paris Brest à Vélo

Nous allons vous faire voyager à travers le périple effectué par Victor (membre du TCA) en solo cet été. Il a relié eragny à Brest en vélo en 4 jours. Une aventure qui va certainement susciter des envies😁.Voici son récit :Bike trip Eragny – Brest en 4 jours!Tout est parti de mon envie de rallier Saumur sur une journée depuis Eragny. Puis ça c’est transformé en Paris – Bordeaux mais pas de place pour les vélos dans le tgv retour. Donc avec mon copain Romain, on s’est dit qu’aller en Bretagne pourrait être sympa tout compte fait. Les itinéraires sont tracés, les sacoches selle et cadre sont commandées et livrées, la logistique est affinée avec les lieux pour dormir, tout ce qu’il faut comme matériel de réparation et l’électronique. Il est choisi de longer la côte en totalité depuis Pautonbault jusqu’à Goulven puis tirer au sud vers Brest. 867km et 8600D+ à parcourir en 4 jours. Première étape Eragny – Briouze :Départ à 6h45 avec mon pote Romain qui m’accompagne toute la première étape et les partenaires de club Rui et Julien Jalabert pendant 30km. On passe par la Roche Guyon et ensuite on tire à l’Ouest jusqu’à un gîte très sympa à côté de Briouze. 224km pour démarrer ce petit périple. On traverse la campagne française qui est très belle dans l’Orne notamment. On se tape des belles bosses à 5/6% dans la dernière partie de journée. Un bris de chaîne à 500m du gîte pour mon pote et de beaux villages traversés. Les 224km sont bien passés et les jambes sont en forme.

2ème étape : Briouze – Saint Lunaire :Début de mes 3 jours solo. Super petit déjeuner au gîte, podcast dans les oreilles, mauvaise trace GPS… ce petit inconvénient ne complique pas trop mes plans du jour car c’est tout droit vers l’ouest quasiment avec un joli passage par la forêt de la Ferté Macé. Après une centaine de kilomètres, j’arrive enfin à la mer à Pontaubault. Petite pause à La Rive pour déjeuner puis je fais un détour par le Mont Saint-Michel. Longue traversée de Saint Malo puis je passe par Dinard et enfin Saint Lunaire après 190km pour cette deuxième étape. J’arrive chez un ancien collègue qui m’héberge pour la nuit. J’avais couru l’Eudu’Rance Trai 80km en février 2016 en préparation du Marathon des sables 2016 avec lui également.

3ème étape Saint Lunaire – Trébeurden :Réveil à 6h30. Aujourd’hui c’est la longue étape de 255km et 3500D+ !! Départ à 7h30 et je retrouve Olivier pour quelques kilomètres pour le début d’étape. La journée sera longue!C’est parti pour les montagnes russes! Des sacrés murs à monter à chaque fois que je passe devant une plage. Le relief du jour : grosse descente, belle plage, gros mur! Même si on est au 3e jour, les jambes répondent bien et je passe sans encombres toutes ces « difficultés ». Même avec 14kg de vélo ça va. J’ai de la peine pour ceux qui trimballent 20/30kg! La journée passe bien. Les paysages sont magnifiques! Peu de vent le long de la mer donc pas de difficultés supplémentaires. Boulangerie le midi pour le ravitaillement. Petite discussion avec deux filles qui font aussi un trip à vélo mais pas à plus de 200km par jour comme moi! 🙂 Sur la journée, j’aurai parlé à une dizaine de personnes à vélo. Je reprends la route et il me reste encore 130km pour boucler l’étape. A part quelques petites douleurs d’inconfort, les jambes sont en bonne forme et je suis même étonné d’être « aussi » bien. Pour une première fois, je suis content et c’est positif pour de futurs projets à vélo. L’après-midi et les heures passent et je commence à réfléchir à comment je vais manger ce soir. Il sera trop tard si je finis l’étape et dîne ensuite. Tous les commerces ferment à des heures pas possibles en été. Je n’arrive pas à comprendre pourquoi et ça n’arrange pas mes affaires. Donc j’arrive in extremis à trouver un carrefour market à Perros-Guirec pour dîner. Wrap. Deux parts de flan. Ice tea. Et un bon fare breton industriel pour le petit déjeuner de la dernière étape!Je termine l’étape en appuyant fort sur les pédales pour arriver le plus vite possible et faire remonter la moyenne du jour. 21h45 au Airbnb à Trébeurden. Même pas le temps d’aller me relaxer les pattes dans la mer. Douche. Rangement des affaires et des sacoches pour le lendemain. Les jambes en l’air et au lit. J’ai quand même mal aux jambes ce soir. On verra demain matin dans quel état je suis. J’ai 192km à faire et le seul impératif du jour est d’arriver à Brest pour prendre le TGV à 20h10 pour rentrer à Paris. Et aussi le « Paris Brest » à acheter car Manu m’a dit que j’aurai ma photo en avatar du groupe WhatsApp du club si je réussis ça!

4ème étape Trébeurden – Brest :Le réveil est duuuuuuur!! Les jambes sont duuuuuuures également! Et un petit crachin tombe dehors… pas très motivant tout ça mais pas le choix. J’ai dans la tête que je peux raccourcir l’étape du jour si je n’ai plus le temps ou si le mental ne suit pas. J’y pense vraiment très fort ce matin. Je calcule que pour 192km en partant à 8h30 j’en ai pour 10h car j’ai une moyenne d’environ 20kmh avec les sacoches et le dénivelé. C’est parti sous le crachin. 2h de pluie fine et un GPS Garmin qui déconne, mais me guide quand même, et donc me bouffe toute la batterie rapidement. Une fiente d’oiseau en plein sur l’épaule. La journée commence bien! La pluie s’arrête pendant une heure avant de me prendre une bonne averse pendant au moins 30 minutes! C’est tout pour aujourd’hui et j’ai enfin droit à du soleil. Il faut quand même savoir que je suis parti sans kway ni manchettes. Donc quand je m’arrête, j’ai un peu froid le temps de remettre la machine en route. Je fais ma pause déjeuner à Roscoff. Une petite pause photo aérienne un peu plus loin et c’est reparti vers Goulven. Je sais qu’une fois que je prendrai la direction du Sud, ça sera gagné. Je suis largement dans mes temps de passage donc pas d’inquiétude pour le TGV. Mais ça sent pas bon pour le Paris Brest…La fin de parcours vers Brest à partir de Goulven est facile et plutôt descendante. Je me fais dépasser en montée par une fille qui semble faire partie de l’équipe féminine Arkea-Samsic mais impossible de la suivre avec le poids des sacoches. J’arrive tranquillement à Brest. Je trouve ma pancarte BREST pour valider mon défi et j’arrive à la gare TGV à 18:30. Pile dans les temps. Je pars à la recherche d’une pâtisserie/boulangerie. Impossible d’en trouver une ouverte un mardi 14 juillet à Brest! Il faut que je mange avant de prendre le train donc je dois me rabattre sur le Burger King car quasiment rien d’autres ouverts non plus!! Bonne récupération après les 192 bornes du jour. Je monte dans le TGV. Je pose le vélo. D’ailleurs ça serait pas mal que la SNCF modernise un peu le wagon « spécial » vélo car de un il n’y a aucun vrai espace vélo. C’est juste le long de strapontins avec une sangle même plus fonctionnelle pour les attacher. Et de deux, c’est normalement 5 vélos non rangés dans des sacoches vélo par wagon vélo et j’étais le seul avec un vélo. Sauf que j’ai failli ne pas avoir de place à la réservation sur internet! Bref. Avec la montée en force du vélo et leurs difficultés actuelles ce serait bien je pense pour les vélos bike trips que le TCA va mettre en place! 🙂Arrivé à 00h10 à Paris et les 33km qu’il me reste à faire sont agréables car j’aime rouler dans Paris quand c’est calme tôt le matin ou la nuit en l’occurrence. Presque deux heures pour rentrer. Les jambes sont un peu fatiguées. Il est mercredi 3h du matin et je finis avec pile 900km en moins de 96h depuis mon départ samedi matin à 6h45!!Bravo Victor pour ce défi réussi et cette belle motivation !

Les 20 km connectés de Luis, triathèle catégorie Handisport

Nous vous proposons le sympathique et long compte-rendu de course de Luis, adhérent au Triath’Club d’Andrésy, qui a participé aux « 20km de Paris connecté » en catégorie handisport. Bravo Luis pour ce défi rempli et une course maîtrisée de bout en bout !
Bonne lecture !
Cette année les 20km de Paris ont été annulés pour cause de contexte sanitaire. Du coup les organisateurs ont décidé de faire une version connectée avec un classement général et par catégories d’âge et handisport.Chaque participant avait du 8 au 11 octobre pour effectuer l’épreuve en solo ou en groupe, en marche ou en course à pied à l’endroit de son choix. Le chronométrage se fait soit par traceur via application internet sur smartphone , soit par montre gps.Pour ma part je ferai ces « 20km Connecté » le jeudi 8 octobre à 14h30 au Stade des Maradas à Pontoise, où je m’entraine avec mon club de l’EACPA (Entente Agglomération Cergy-Pontoise Athlétisme), en complément de mes entrainements au Triath’Club d’AndrésyCovea (mon employeur) et GMF sont sponsors de cette épreuve, et collectent des fonds pour l’institut Pasteur dans le cadre de la recherche médicale.Mon objectif :Sur la piste d’athlétisme je me suis fixé une moyenne de 10 km/h soit faire l’épreuve en 2h, soit 2’24’’ au 400m (6’ au kilo) et je vais tourner comme un hamster en cage avec sa roue, durant 50 tours de 400m.Jour J 8h30 : J’arrive tranquillement au boulot, j’ai posé mon après-midi pour faire la course, au fur et à mesure que le temps passe la pression monte . Au déjeuner, j’avale vite fait 2 sandwiches et une cliff bars, amande chocolat remplie de protéine.14h30 :J’arrive au stade où Jean-Paul (mon entraineur de l’EACPA section handisport) m’attend, il sera mon chronométreur et me donnera mon temps de passage à chaque tour de piste. Delphine Fath (traileuse de l’EACPA) sera ma guide sur la course et nous serons unis par le fil d’Ariane pour le meilleur et pour le pire. Une semaine auparavant Delphine était en Corse pour faire la GR20 sur 5 jours , elle se sent néanmoins en pleine forme Nour prenons des photos d’avant course, et avant le départ je décide de courir avec le maillot cycliste du Triath’Club d’Andrésy grâce à ses poches arrière pour y mettre mon ravitaillement solide et un porte-bidon banane devant pour le liquideJean-Paul nous donne le top départ, et c’est parti pour 20 km et ces 50 tours de piste à tourner en rond en mode hamster !!! La météo n’est pas trop froide avec un petit 18°C un temps variable soleil nuage et pluie sous forme de bruine alternent et un vent assez fort de face côté ligne droite où il y a l’arrivée, ça va freiner !Avec Delphine nous courons au couloir n°1 elle sera sur ma droite, très vite nous sommes dans l’allure de la course, au 3e tour je lui demande de lâcher le fil d’Ariane car celui-ci avec le mouvement des bras en balancier nous freine, nous tournons entre 2’23’et 2’20’’ au 400 m sur les 15 premiers tours et ce vent qui nous pousse auprès le 1er virage et nous freine après le second virage, l’objectif est d’être régulier au temps de passage sans à coup par des accélérations inutiles mais le vent ne nous y aide pas, malgré tout nous sommes bien et nous nous permettons même de discuter, pour faire passer le temps… ce qui veut dire que nous ne sommes pas à fond. En fait ce sont les 7 premiers km qui m’ont paru les plus long sur cette course. Tout va bien pour nous, je bois régulièrement et notre allure se maintient voire augmente un tout petit peu.
Fin du 25e tour soit 10 km, j’aspire un gel, nous avons couru ces 10 premiers km en 58’46’’880’’’, nous sommes en avance sur le tableau de marche avec 1’13’’12’’’ d’avance. Au 30e tour je sors ma potion magique une petite bouteille de coca-cola débullé pour éviter le côté arrosage sucré et collant du coca, cette boisson à ce moment stratégique de la course, le 12e km m’avait bien réussi sur le semi-marathon de Chartres en 2019.
Au 15e km j’accélère un peu, Delphine me le fait remarquer, il y a encore de la distance à faire, je lui indique que mon objectif dans quelques tours est d’arriver au 2’10’’ au 400m, nous sommes actuellement entre 2’22 et 2’17’’ au 400 m et comme j’en ai encore sous la pédale autant en profiter.Au 44e tour (17.4 km), je bois comme un trou, j’enlève ma ceinture porte bidon et surtout je lâche complètement les chevaux pour tourner sous les 2’10’’ au 400m, Delphine coince un peu et m’indique de ne pas m’occuper d’elle, elle restera derrière et de faire ma course. Je donne tout ce qu’il me reste aux 3 derniers tours, soit encore 1200m à faire.A mon dernier tour Jean-Paul m’annonce qu’il me reste encore 2 tours ! Zut, j’ai ma compté mes tours il m’en reste encore 2 au lieu d’un et je suis mort, et bien c’est pas grave je vais gérer.Et sur mon dernier tour réel, à l’amorce du 1er virage je ralenti légèrement pour reprendre un peu de souffle, mon cardio est dans la zone rouge, et après le 2e virage à 60 ou 70 m de l’arrivée j’accélère et je donne tout ce qu’il me reste, à savoir pas grand-chose !!!!Je franchis la ligne d’arrivée et j’éteins mon chrono. Mon objectif a été pulvérisé ! 1h54’38’’800’’’ et le 2e 10 km fait en 55’51’’92’’’ malgré ce vent. J’adore quand un plan se déroule sans accrocs !!!! 😊 Delphine arrive juste derrière moi à 20m environ. Jean-Paul nous félicite et nous prenons les photos d’après course.
Résultats : Sur cette course, 25.000 € ont été récoltés pour l’institut Pasteur. Il y avait 5799 participants, 4968 finishers et j’ai fait 2235 au général, le 1er en 1h02’ le dernier en 22h ( cela doit être quelqu’un qui a oublié d’éteindre son chrono ! )En catégorie handisport debout, j’ai fait un podium avec la 2e place sur 5 !Le groupe Covea (avec Fidelia assistance, GMF MAAF et MMA entre autre) a gagné le challenge entreprise avec 233 participants.