Interview : Christophe Cedoz

Aujourd’hui c’est Christophe Cedoz qui répond à nos questions ! Personnage haut en couleurs qui s’est beaucoup investi dans la vie du club et qui dans sa pratique a su franchir progressivement les étapes. Double Finisher sur Ironman, Tof c’est avant tout un gars chaleureux, intègre et généreux, jamais avare pour donner un coup de main ou mettre l’ambiance !

1) Bonjour Christophe, peux-tu te présenter ?

1.72, 72 kg, roux les yeux bleus, verts, marié, 2 gnouks, pas commode.

2) Tu es un ancien rugbyman, que t’as apporté ce sport ?

Beaucoup : le partage, le don de soi, la convivialité, l’humilité face à l’adversaire, le respect des règles et de l’autorité… Mais plus que tout des amis pour la vie.

3) Une petite anecdote sur cette période ?

La plus croustillante sans aucun doute. Il était de coutume dans nos championnats régionaux ou premier niveau de National de ne jamais perdre une balle en mêlée sur ton introduction.

Match contre Drancy 93, joli port de pêche, dans notre chaudron de Houilles, les seuls mots du Coach dans le vestiaire : « Ca n’arrivera pas mais au cas où on y va à 15… sous entendu les gars ça sent la bagarre générale à la première occasion ! »

Première mêlée, introduction Houilles, mon pilier droit se fait tordre par son vis-à-vis, je ne peux pas talonner. Le talon d’en face jette sa jambe et talonne le ballon.

Je vois la main de mon deuxième ligne qui lâche le short à l’entre jambe de notre pilier et là je sais qu’il est entrain d’armer une terrible marmite pour le museau de mon vis-à-vis….Malheureusement c’est le début de saison et les réglages ne sont pas au point, je vois le poing revenir , trop court en amplitude et c’est moi qui prend la poire pleine face !!!! Un prix Nobel J bon ça ne nous a pas empêché de relever la mêlée et d’appliquer à la lettre les consignes du Coach… A 15. J’ai rejoué de longues années contre ce talonneur, une vraie complicité nous a lié grâce cette péripétie.

4) Pourquoi avoir arrêté ?

Le dos en vrac, la route pour revenir après les 3èmes mi-temps rarement bâclées…

J’ai découvert à l’occasion de cet arrêt prématuré l’arbitrage, Le plus grand regret de ma vie sportive. J’y ai pris pendant 3 saisons un pied inimaginable,, ahhhh si j’avais commencé à 25 ans,  quel niveau aurais-je atteint ???

5) Comment as-tu découvert le triathlon et le TCA ?

Marion et Kéké nageait au CNA avec 2 branleurs et leur père, les Paqui. Christelle connaissait un triathlète,  le très talentueux et bogosse Alex Picot. Quand l’affaire a tourné au vinaigre entre le CNA et le TCA, je me suis tout naturellement rapproché du TCA où Alain Beucherie m’a réservé un magnifique accueil.

6) Quels sont tes forces et points d’améliorations dans ce sport ?

Mouhhhaaaaa la question à 2 balles. Je n’ai pas vraiment de grandes prédispositions pour ce sport hormis l’envie, l’endurance et depuis quelques temps une vraie soif de connaissance en physio et stratégie de préparation. Ce qui est cool avec mon niveau de base pourri c’est que je continue à progresser malgré l’âge et ça me file une patate de cadet.

7) Comment t’entraînes-tu ? (une semaine type par exemple)

Lundi CAP tranquillou

Mardi nat

Mercredi matin CAP VMA et vélo en fin d’aprem en prépa

Jeudi HT hors saison sinon nat

Vendredi rien ou nat

Samedi CAP seuil

Dimanche HT ou route

8) Ta vie professionnelle te permet-elle de t’entrainer comme tu le souhaites ?

Oui entre le télé travail, mon relationnel que j’entretiens et arrose comme il se doit j’arrive à plutôt bien gérer mes contraintes professionnelles.

9) Comment s’est déroulée ta saison 2017 ?

Impec. Un sprint par équipe aux Mureaux avec des girls rookies, des échanges, du partage. La sortie Club au top comme d’hab, la première avec Kéké, forcement magique. Une petite pointe de déception à Vichy car j’avais vraiment les jambes pour faire mieux mais pour la première fois de ma vie je me suis mis en mode suis un looser et je n’ai pas réussi à en sortir. Déception toute relative avec la super perf de mon boulet préférée Carole qui  elle a réussi à valider notre prépa et claquer une course de rêve.

10) Tu as participé à deux ironman depuis ton passage au triathlon, est-ce que ce format était un rêve pour toi ?

Plus que le format, c’était Vichy qui me faisait rêver, par son ambiance essentiellement, j’ai adoré les deux. La vidéo de Vimeo, Challenge Vichy 2013 est la genèse de mon histoire avec l’Iron.

C’est l’occasion aussi pour moi de dire que l’Iron c’est une forme de graal. Pour autant c’est accessible à tous, pour peu que tu y mettes les ingrédients de la réussite. On focalise un peu trop je trouve dans le Club sur le long. Un gamin qui claque un sprint en 1h m’impressionne bien davantage car c’est de la perf, moi ce que je fais sur un iron c’est plus de la rando hein !!!

11) En 2018 tu rempiles pour un 3e, ça sera quoi l’objectif cette fois ?

Ben le faire en mode sport !!!!! Donc courir le marathon.

12) Tu es depuis tes débuts investi dans la vie du club, pourquoi ?

Pour trois raisons :

Rendre ce qu’on m’a donné, je fais du sport depuis l’âge de 6 ans. Des éducateurs, des bénévoles, des personnes dévouées j’en ai croisé beaucoup. Il me parait donc tout naturel  de donner à mon tour.

Filer un coup de main à Alain qui en avait besoin et lui redonner un peu suite à son super accueil.

Parce que j’en avais envie et qu’il y avait un truc de sympa à faire avec le TCA.

13) Quels sont les choses qui t’ont tenu à cœur durant toutes ces années au bureau ?

Toujours faire passer l’intérêt collectif avant les intérêts perso quel qu’en soit le prix relationnel à payer.

Structurer la vie du Club autour des 2 piliers que sont les entraîneurs et les entrainements. On s’entraine aujourd’hui de septembre à juin sans interruption et j’en suis hyper heureux.

14) Quels sont tes regrets ?

Je n’ai aucun regret, Je quitte le Bureau l’esprit serein. J’ai toujours fait en mon âme et conscience, je n’ai trahi personne par mes actes ou mes paroles. Je sais que j’ai parfois dérangé, emmerdé sans doute, choqué peut être par mes prises de positions radicales. J’assume tout et je revendique même d’être droit dans mes pompes, de ne jamais avoir détourné le règlement à mon profit et surtout de ne pas faire de politique. Penser noir, faire blanc en expliquant que c’est gris, ce n’est pas mon truc ! J’aime les gens crédibles, cohérents, ceux qui font ce qu’ils disent et inversement.

15) Tu as deux enfants Clément et Marion également sportifs, c’est de famille ?

Le sport fait partie des piliers de notre éducation, mon papa était cycliste, un vrai flahutte, il m’a inculqué le plaisir de faire du sport quel qu’il soit.

16) Ça fait quoi de pouvoir partager ces moments avec ses enfants ?

Bah c’est juste génial, mais je prends tout autant de plaisir avec  l’un ou l’autre en allant à la gare le matin. Le sport c’est le petit plus qui cimente encore davantage nos relations.

17) Bon entre nous, comment tu fais pour que tes enfants aient toujours le sourire ? 😉

Il faut leur demander. Je crois qu’ils sont juste heureux de vivre J

On a basé notre éducation sur les 5 piliers suivants :

Politesse, discipline, travail, partage, générosité. On est plutôt dans les clous pour le moment

18) Tu pratiques également la chasse, peux-tu nous parler de celle-ci souvent « mal » connue ?

Y a le bon chasseur…La chasse c’est un moment magique, je ne parle pas de la finalité bien évidemment, c’est un moment de communion avec la nature, les animaux, les chiens, les hommes.Je suis hyper excité à l’idée d’aller chasser et paradoxalement jamais très à l’aise avec l’idée d’aller ôter la vie…Je choisis les chasses où je vais en fonction de différents critères. Le premier la sécurité et le respect des autres usagers de la foret. C’est forcément 0 alcool avant et pendant. Le deuxième, l’éthique par rapport aux bonnes pratiques et le respect des animaux. Pas de place pour les viandards. Enfin la convivialité parce que sans elle la chasse n’a aucun sens. Sans faire de pédagogie ce n’est pas la chasse qui n’a pas sa place dans notre société (Le plan de chasse permet de réguler et surtout repeupler certaines régions avec du gibier qui avait totalement disparu) mais certains chasseurs qui n’ont rien à y faire. A nous de nous en débarrasser.

19) Quels seront tes objectifs la saison prochaine ?

Prendre du plaisir, continuer à progresser, partager avec celles et ceux qui en ont envie.

20) Tu te vois comment dans 10 ans ?

Papy, triathlète et chasseur

21) Tu veux ajouter quelque chose ?

Je tiens à souligner le travail effectué par les uns et les autres pour que le Club vive bien. Les différents membres donnent sans compter pour le bien et le plaisir des autres, un p’tit merci à l’occasion ne coûte rien et fait tellement plaisir.

Interview futile :

-Ta devise : Mieux vaut mourir avec ses idées et ses convictions que de vivre ou survivre avec celles des autres.

Ta couleur favorite : le rose l’été, le orange l’hiver

-Ton entrainement favori :

En nat, quand nous faisons du bord à bord avec Marion et Kéké dans notre petit lac des Hautes Alpes.

En vélo les sorties à thème prise de relais tous les 250m avec Carole et Kéké en s’envoyant bien comme il faut.

En CAP, les 5X1000

-L’entrainement que tu détestes : Celui quand j’ai pas envie !

-Ta compétition favorite : Iron man Vichy

-Ton sportif favori : Laurent Fignon, le héros de ma jeunesse.

Chez les vivants, Marie Dorin, biathlète du Team France, une nana, maman, sportive de Haut niveau en or, je vous conseille sa page FB c’est une suite de perles magnifiquement bien relatées.

Ton triathlète favori : Bertrand Billard, il a une classe folle, Charlotte Morel, je ne trouve pas les mots pour expliquer pourquoi !!!!

-Ton film préféré : Podium, Le Boulet… Poolevorde addict

-Ton CD favori : The Wall, Roger Watters

-Ton livre préféré : Un quoi ????

Ton plat favori : Filet mignon de marcassin, tagliatelles, Pomard

-Ton sport favori (autre que triathlon !) : Rugby, biathlon, cyclisme ( compliqué en mars parfois avec le tournoi, Milan San Rémo et les épreuves de clôtures en biathlon)

La question d’actualité : Le mondial de rugby en France en 2023, ça t’inspire quoi ?

C’est la combine à Nanard, il est partout, il est nulle part… Bref super heureux, j’espère pouvoir y participer en tant que bénévoles ou autre, va falloir mettre le relationnel en route !

Le mot de la sparring partner, Carole Foulon : « Je déteste courir », « Je suis sûre que je peux te faire aimer ça » Il y a un peu plus de deux ans, voilà d’où tout a commencé. Après quelques sorties ponctuées de monologues, le constat était bien réel: la course à pied ce n’est vraiment pas son truc !!! La route va être longue…Il s’est accroché à mes baskets (pour ne pas dire autre chose) et désormais il court pour de vrai et aime ça. Il arrive à râler et courir en même temps, c’est dire s’il a progressé, s’est mis au bike & run, et va avant le fin de l’année accrocher un dossard ou il ne nagera pas et ne fera pas de vélo avant de courir.  Qui l’eu cru !!! Pour parler de l’homme,  un profil atypique: un chasseur- triathlète avec une âme et un passé de rugbyman (pas sur qu’il en existe beaucoup).  Un mec organisé, observateur, méthodique, généreux, droit, honnête et franc, un bon vivant prêt à partager et donner sans compter. Tof, J’en profite pour te dire un grand merci de m’avoir pris sous ton aile et d’avoir la patience de tenter à chaque sortie de me faire connaitre ma droite et ma gauche ! Il y a entre nous parfois des vagues mais par-dessus tout, une belle amitié et complicité qui nous promets encore de belles aventures ».

 

Merci Christophe 🙂