celtman 2019

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numerobis
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celtman 2019

Message par numerobis » 19 juin 2019, 18:46

Bonjour a toutes et tous ,

Je vais profiter de cette page pour vous compter mon expérience magnifique avec ce nouveau triathlon Extreme a la quelle je viens de participer afin d accompagner Coralie Drouin ( ex pensionnaire TCA ) sur le Celtman ( Nord est de L écosse).

Tout d abord ,C est au cours d'une vue sur Facebook que je me suis aperçu que le tirage au sort pour cette course lui a été favorable .
D un mot de félicitation puis de courage , je lui signifie que je veux bien etre de la partie . Toutefois elle émets des réserves quand a ma participation .
En effet , son chéri , ses parents , ses amies Nad et Lise passent avant moi et c est bien normal .Nous n'avons ensemble que partager le Norseman et une belle chute au dessus du lac de Serre Poncon. Je n y serai peut etre pas physiquement mais certainement par la pensée...

Puis une soirée d hiver arrive et au cours d une conversation , Coralie me dit que ca serait sympa que je sois dans la team avec son amie Catherine , qui a pas mal baroudé en trail. je n hésite pas et lui dit que ce serait avec plaisir.L aventure commence .

Apres les communications d usage d avant course qui nous permettent de nous " caler ", de se comprendre et de ne rien oublier , nous voila le Jeudi 13 juin .

c'est Jean Louis qui sera mon conducteur jusqu'à Charles de Gaulle et un premier vol pour Amtersdam.( manifestation des agents de DRIRE a 3 kms de l arrivée, puree c était chaud et pas presque pas bon !!), le vol se passe bien et je cours pour le transfert .
Je rejoins Coralie et catherine pour le second vol en direction d Inverness, le sac de 8 kgs dans le dos , pause pipi et on fait connaissance .( c est super grand l aéroport a Amsterdam)
Je sens a ce moment que je suis dans la course, avant , ca me paraissait un peu abstrait, dorénavant , les pièces sont en place .

On arrive , reprise des sacs et on attends la sortie du velo ....on voit déjà quelques coureurs et je discute avec un français qui a fait le SWISSMAN , et un Hollandais qui lui aimerait juste finir ..
BRRRRR , ca caille un peu qd meme, le sweat ne réchauffe pas , ca promets pour la suite ..
On est pris en charge par une navette qui va nous emmener directement a la voiture de location ....Ah oui , c est vrai que ca roule a gauche ici ...je le savais mais ca change les habitudes ..on monte donc tous a gauche dans la camionnette 8 places ...luxe!!

Déchargement et prise en compte du Peugeot Partner , et j avoue que je fais pas le fier....OULa ca fait bizarre de devoir conduire avec le levier a gauche ..mais bon les filles comptent sur moi ..allez on se lance .
Elle est sympa la Boss de la loc , je comprends rien de ce qu'elle me raconte mais je saisi ou on doit aller, qu elle aussi participe comme "SUPPORT", et que depuis l atterrissage je constate que les Ecossais sont tres accueillants et sympas.J aime bien .

Bon on fait quoi maintenant.

Je ne suis pas trop inquiet sur le séjour , Coralie est un peu Comme Yves sur le Norseman , tout est réglé , et consciencieusement pensé , et les minutes réglées. Du coup , on va visiter un peu Inverness, car c est peut près le seul moment que l on pourra le faire ..J'en profite pour faire deux trois petits achats , on mange , on boit la premiere bière écossaise, on visite le chateau et sa vue surplombant la vieille ville puis on va faire les courses car nous sommes premièrement un peu fatigues et secundo a 1h 30 du gite .
Les courses :
Ben drôle de moment en fait , y a rien comme a la maison , on connait pas les rayons , on connait pas les produits , donc on fait toutes les allées avec l électron libre Coralie qui cible les éléments qui lui semble importants...moi j aime bien tout , on essaie de calculer le nombre de repas et surtout j anticipe sur le samedi de la course car je sais que l on aura le temps de rien !!.on fait le plein de carton pour ranger tout ca dans le camion et hop direction Loch Carron ..

Bon je susi pas le meilleur conducteur pour l écosse mais ca fera bien l affaire , On arrive donc au gite au bord d une petite route .

Gite sympa et avec toutes les commodités , on s installe ; Moi ce sera la petit chambre Rose...yaouhh
On déballe les affaires et Coralie entreprends de regarder son velo , il est clair c est un stress d emmener son velo par avion .
Ca débute pas trop mal mais la vis qui maintien le dérailleur fait un peu des siennes pour son emplacement ...et Bordel de Merde c est quoi ces bestioles qui te dévorent le visage et qui sont par dizaines ...
Aie , putain fais chier ....arggghhh , c est des MIDGIES , des moustiques super chiants qui apparaissent le matin et le soir..
Vite Coralie on rentre dans la cuisine !!.....ahhhh c est bien mieux a l intérieur et on fini le velo , Coralie se chargeant du réglage ..J ai l expérience de Grimaud il a 2 ans , je n aime pas trop qu on touche a mon velo .
Une plâtrée de riz , une claque , un brossage de dents, on se dit a demain 8h 30 et au lit !!

Debout les filles .....il est l heure , je susi trop content de préparer le petit déjeuner comme un bon gentleman Francais et je vois pas les filles venir .
Ah , que se passe t il ..
Ben tout simplement que e n ai pas régler ma montre ...j ai donc réveiller tout le monde 1h avant ...soit 7h 37....oups/
Je me démonte pas, je déjeune tout seul et attends ...et quand j ai fini , elles arrivent avec un petit sourire chambreur..j aime bien

Direction ensuite l école de SHIEDLAIG , ou nous avons rendez vous ; On passe par une route étroite et bien pourrie ( je me rendrai compte ensuite que je vais la prendre tous les matins et tous les soirs )
En effet , l organisation donne le nom de coralie pour échanger avec les enfants sur le Celtman ..super cet échange , on voit aussi d autres coureurs comme Thomas l allemand , un peu prétentieux ;laine la hollandaise , discrète mais qui semble affûtée, et Billie le grec qui fait une entrée remarquée avec son support en s étant habille en MInion..
La maitresse , Miss BEE, nous invite ensuite dehors pour effectuer un jet de bottes en caoutchouc. c est une tradition .les enfants s exécutent et c est au tour des concurrents de se lancer ..bon moment de rigolade
Puis vient l heure de se rendre a Torridon ou nous devons récupérer le dossard et assister au briefing

Comment dire , c est toujours un moment particulier de voir tout ce monde dans une course spéciale .Les Crew qui sont souriants mais intraitables sur le sac a dos .d avoir ton numéro sur la voiture . de n étendre que tres peu le français dans ce brouhaha d anglais ...j aime et ca m excite aussi pour demain .
On file manger un morceau au bord de l eau a Qq metres pour s échapper un peu de ce tumulte ,de ce manque de place ..
il pleut , il fait chaud , il pleuviote, on mange , bref on voit ce qui nous attends demain .
Catherine et moi prenons la décision de ne pas trop embêter Coralie qui a souhaite manger brièvement a l égard;
On sent que la pression monte un peu , restons les supports , elle se gere. On file manger un dessert et boire un cafe dans une petite échoppe..ca me permettra d acheter un filet contre ces moustiques et de dire bonjour a un concurrent du Norseman de 2017.
Retour dans la salle qui peut contenir 120 personnes et nous sommes environ 170 a essayer de rentrer , puis s assoir pour assister religieusement aux consignes ...JE COMPRENDS PAS GRAND CHOSE et J AI CHAUD ...heureusement qu il y a des images , ca aide .
Une fois finie , on rentre car demain le réveil , c est tôt.
On mange et surtout on a le briefing complet de notre athlète .boissons , endroits stratégiques,gel , affaires , bref on est tous les 3 calés pour demain et je charge comme il se doit le velo et les sacs dans l ordre prévu ..on est pret , allez Hop au lit !!
23H 30 , Julien , l ami de Coralie se glisse dans le lit pour la suivre avec nous dans le camion le lendemain .
SAMEDI JOUR DE COURSE
Il est 1H 30, je suis réveillé , je ne fais pas de bruit et je commence le déjeuner .le départ pour SHIEDLAIG est prévu pour 2H 15.Chacun se gère .
Coralie a fait deux gâteau sport la veille , elle se lèvera, enfilera la tri fonction , la combinaison et ira direct a la camionnette.( crois moi dans ces moments la, tu taches d etre a l heure )( le retard pourrait etre fatal).
Julien a sa propre voiture et c est en compagnie de Catherine que je ferais le trajet jusqu'à au départ..nous ne sommes pas seul sur la route mais nous allons tous dans la meme direction.ca roule vite et c est tres étroite , je fais tout de meme attention ..on est large sur l heure , faut rester prudent.

On est guidés pour se garer, on est pas loin du départ , Parfait.
On décharge le velo , le premier sac et on attends ..les dernières consignes sont passées..Co se mets de la crème un peu partout , gere ses affaires de natation , le reste nous appartenant maintenant.
ca caille sévère dehors et une pluie continue nous refroidit encore plus ..merde c est chaud cette course.
Je m installe dans la voiture de julien et lui dans l arrière du camion , en vrac sur les sacs pour essayer de récupérer un peu de son voyage qui fut ponctuer de retards d'avions ...courageux le mec
Coralie nous dit au revoir pour rejoindre son bus qui l emmène sur le lieux de départ.....celui ci aura lieu a 5 h ...
j essaie de dormir un peu mais la voiture de derrière a décider de nous enquiquiner ...elle laisse ses phares allumés puis la moteur tourner pour le chauffage ..Au bout d un quart je tiens plus , et je trouve bien les mots et l intonation pour lui demander d éteindre tout ca ....Peine perdu , j arrive plus a dormir ....pffffff( fu.... Off)..je vais donc a bout du parc a velo pour boire un café...merdi tout est payant dis donc....suis un peu dégoûté..
Je reste donc dehors , il est 5h 45 environ et je susi surpris que ne voyons pas encore les premiers nageurs .
Je discute avec le papa du Francais du SWISSMAN qui me dit etre inquiet , car il trouve que ce sont des triathlons tres durs et qu il préfère qu il s assagisse....je le comprends et essaie de le réconforter .

Apres 1O min , on voit poindre le kayak et tout se mets en place .
la musique , avec sa cornemuse, le directeur de course, les plongeurs a la sortie de l eau, les cameras.
je vais réveiller tout le monde .
Place a la course dorénavant.
le premier arrive avec une belle avance , et , aussi surprenant, il titube grave en sortant et semble complètement hagard!
waouw ca surprends.
Les suivants seront dans le même état, un peu comme en état de choc ..Apres pleins de courses , je suis frappé par leurs sorties de l'eau et leur visages gonflés ...la musique qui les accompagne, le tumulte , les applaudissements, j ai une grosse boule au ventre de plaisir , d excitation , de peur ..mais je kiffe ce moment intense.
On surveille Coralie, je vois la premiere femme qui sort en 54min , puis la deuxième en 56 , puis 58 , puis , puis, puis ...on se regarde avec Catherine et julien , on voit rien ...On scrute les nageurs , des paquets sortent de l eau , je perds un instant de vue Catherine , puis je la vois courir ..puis <Julien , mais moi j ai toujours pas vu Coralie ..je les suis du regard , je fixe les nageurs devant moi ...bingo , je vais a l emplacement ..
AHHHH OUI QD MEME
je sous scotché par les tremblements de Coralie , elle semble ailleurs , Julien lui parle , Catherine s affaire , je prends des photos , l encourage meme si a ce moment je reste persuadé qu elle m entends pas ...Elle s assoit , vaut mieux vu l état,Tout le monde l aide pour mettre sa cabard et son coupe vent .elle sent plus ses pieds , Catherine tente vainement de lui masser les jambes..7 min plus tard elle vogue pour 200 kms de velo .
On charge a la va vite la combinaison et les affaires dans un seau récupéré au gite , et on commence notre périple a "3 dans notre Peugeot .
La route du début est grotesque pour un triathlon de la sorte , petite , étroite , défoncée, c est limite.
On aperçoit en chemin , une femme sur le coté qui semble avoir crevé, on ne sarrette pas, ca risquerai de faire un bouchon et surtout de mettre en danger les concurrents ...ca mets qd meme une boule au ventre ..
Coralie nous avait signifié , et au briefing aussi , que pendant 60 kms cette route est penible et étroite ;
Nous avions donc convenu de nous revoir qu'au 60 eme kms ;mais Julien qui a accompagné Coralie sur le Livigno , et que vient de voir cette concurrente crevée, me demande de ne pas aller trop vite de m 'arrêter si je peux ; C est vrai c est pas les consignes mais son ajustement est logique .
Nous nous arretons apres le premier carrefour , c est a dire 25 kms environ pour faire le point .Elle se réchauffe a peine et souhaite une autre paire de gants.
Nous la redoublons et on discute un peu .On va vers le 62 eme kms , on change les gants et c est reparti.je demande qd meme a mes camarades de pulser un peu apres avoir vu Coralie car ils sont peu lents ; On récupère donc des coureurs a doubler et surtout leurs voitures suiveuses...vu les routes ca complique encore plus la conduite , le temp de remontée , etc.
Ensuite on se gere pas trop mal , on arrive a se garer a des bons endroits, on discute avec Coralie ; bref comme au Norseman .
Puis a la faveur d une petite montée, et pour la premiere fois on décide de faire un arret dit de " confort", juste histoire de prendre la température de notre athlète.ET BIMMM , Julien vient de voir son tel , Coralie a essayer de l appeler..il est 10h 9 , elle a appelé a 9h 05.ah oui le changement d heure .., en fait ca fait juste 5 min quoi ....On prends la décision d attendre car faire demi tour c est assez compliqué, et le temps de le dire , on la voit ...JUJU s'empare toute de suite du velo et commence la réparation, le boyau est tres bien colle , il faut s y mettre a deux ..puis remettre l autre , ah zut , celui ne se remets pas bien place , on redemonte, c est bon pour cette fois , il est en place .
Faut gonfler a 8 bar , sauf que la pompe est capricieuse , et qu elle n accepte qu'une seule position sinon ca sert a rien ...Sal...de pompe de Mer..
Et la c est le drame , en voulant remonter la roue , Julien a perdu la vis de l attache rapide , tout le monde cherche pendant que coralie fait pipi ..ca parait un temps infini et tu réfléchis a la suite comment faire ...je remise les gestes de Julien et me redressant j aperçois la dite Visse coincée entre le compteur et le cintre ....on remets et c est bon !!.....bilan ....15 min de perdu ....
Pendant ce temps en a vu qq concurentes prendre le large et on a perdu qq places ...zut de zut
Mais le coté positif c est quelle ne s est pas cassée la figure , elle a mange et bu , fais pipi , s est réchauffée.
Du coup; elle a belle allure sur son destroyer .le rythme de pédalage est agréable , c est propre ca roule droit .
Elle rattrape du monde , et nous de faire des pronostics sur les autres concurrentes. On appellera Rachel, Gros mollets, et je serai surpris de voir quelle roule parfois sur des portions avec la plaque ...un impression de puissance incroyable , et tout ca avec un cuissard lambda et un tee shirt en coton rose.C est ca l esprit aussi des ces triathlons, l humilité.
On encourage , et on encourage encore ...tout le monde , tout le temps ....
Les paysages sont magnifiques, le temps ca va , on a connu mieux mais ca pourrait etre pire ..
Vient la partie ou il y a beaucoup de vent , Coralie a un petit coup de mou , on voit des concurrents presque arretés sur leurs machines...les kway se gonflent . C est beau coup moins marrant pour eux maintenant ...quel courage , quelle ténacité.
On continue notre bonhomme de chemin avec Coralie , avec bidons et biscuits , et on s aperçoit que elle pédaler bien et fort et que l on remonte sur les coureurs du début.
Vient le KM 170, on doit se lâcher la ,car, ensuite c est 20 a 30 kms de descente rapide et une route pas agréable , donc il faut préparer T2.
On arrive a T2 , et ils nous parquent a 400 metres de la transition , pffffff c est loin !!
On prépare les affaires et les hommes car c est ensuite a nous de jouer dans l accompagnement.
On courre un peu pour rejoindre une prairie afin de déposer ses affaires de courses et son sac a dos obligatoire avec boussole, rechange , boisson , de quoi manger , pantalon de pluie.
La voila qui arrive , je susi en charge du velo , Julien de la guider sur les cinquante metres , et Catherine de lui donner ses affaires .
Ca roule comme sur des roulettes , mais qd Julien lui parle Coralie semble ailleurs , les yeux exploses et fatigués, il l accompagné sur qqmetres et nous rejoins .Elle fera donc 18 kms seule dans un parcours vallonnés et surtout elle a 1H 45 pour le faire .elle doit etre a T2A avant 16 heures !!!!!
waouwww le cut off de fou
A ce moment de mon récit c est la que j exprime un petit regret , car s il est stipulé dans le document quelle doit le faire seule , il était possible que soit Catherine , soit Julien le fasse avec elle .Une petite erreur qui par la suite n aura pas de conséquence , mais ..

C est donc avec les vélos qui arrivent , les organisateurs qui te crient dessus , la route que tu connais pas , la conduite a gauche que nous nous dirigeons vers T2A en l attendant ...
Puree mais quelle bordel !!!!, tu as du mal a caser 10 voitures et nous voila a 100 !!!
du grand n importe quoi ....tres dangereux et j ai pas aimé du tout ...
On prends comme convenu le sac de bouffe et de l eau pour refaire le plein .
Julien et Catherine se font une nouvelle fois checks leurs sacs.
Moi je suis habille chaudement car il fait un peu frais et je vais attendre .....plutot non ....je vois que qu'attendre m énerve et qu elle est seule contre la montre , du coup je décide d aller a sa rencontre au moins pour le soutien moral .
Bon ben si l idee est bonne , la conception reste encore a peaufiner .J avais gardé mon beau ciret de pêcheur contre la pluie et le vent , sauf , que qd tu cours , ca te fais sauna et hamam en meme temps..RHAAA la galère , au bout 1km et demi je suis en feu , je transpire a grosses gouttes et en plus je ne suis plus sur que le chemin que j emprunte est le bon ....oui vous avez compris , je vais marcher ....
J encourage les athlètes et gros mollets courent super vite , incroyable .Je croise aussi Eline , puis Magdalena ; ca fait déjà 4 ...
Je fais environ 5 kms et je vois Coralie qui court, elle me dit avoir souffert dans une montée et elle pense que ca va etre chaud pour le cut off , le fameux tee shirt bleu.
Je suis rejoins par Julien qui a pris la meme décision ...on court et on l encourage , bon ok parfois j ia un peu menti sur la distance , les derniers 500 m ont bien du faire 900 metres mais j avoue , je ne l ai pas fait exprès..
Toujours est il que notre Coralie arrive a 15 H 51 !!!!!
ON EST LARGE .....ELLE A LE TEE SHIRT BLEU!!!
Catherine est restée a T2A, mais alors on aurait dit un bouquetin en cage , 65 ans et un appétit de traileuse incroyable . Son sac a dos a été vérifié au moins 20 fois depuis quelle sait qu elle va courir ..20 fois de stress mais aussi d envie et de respect pour l effort . Meme les organisateurs de la course lui demande la permission de rentrer sous la tente d inscription tellement on voyait le lion en cage ..le Bouquetin du Doubs a frappé!!

bref , 2 min d arret obligatoire pour manger , checks le sac une deuxième fois et les voila partis pour gravir au droit un flanc de la montagne ....puree c est chaud
Pour Moi , le but , c est de me placer a T2B , pour pouvoir poser les sacs en vue de l arrivée.
Ensuite ce sera de monter en sens inverse pour les rejoindre .
C est ce que je fais et je me retrouve avec la BOSS de la location et de son amie Athlète qui al loupé le CUTT OFF, car arrivée 16H 08 ..oui 8 min trop tard .Mais bon elle n est pas déçue et reste dans la course , je décide de monter avec elles , pfff elles connaissent le coin par coeur et apres une heure de course en montagne a un rythme effréné,( j ai encore d énormes gouttes qui degoulinent) je dois bifurqué sur la droite pour la HIGHT ROAD et elles sur la LOW ROAD ....j avoue je suis content je vais marcher ....
Ca pique la montée mais que c est joli. Amazing, enjoy ..et contre toute attente je me mets a faire de l introspection ...deux heures a penser .me libérer..
J arrive ensuite au lac intérieur ou je décide de me ressourcer un peu , je bois je mange , je me change ,je me couvre .
Les sauveteurs sur les lieux me content un peu l histoire de cet endroit ...bon je comprends pas tout mais je souris et je dis YES..
je vois Gros mollets , puis Magdalena puis Eline , celle ci me dit qu elle a vu Coralie au Chek point en haut ..
Ils ne sont plus tres loin alors ...Je demande aux sauveteurs leurs jumelles et je les aperçois ....je crie ...j encourage mais ca fait loin qd meme
J aperçois les nuages qui montent afin d entourer une partie des la montagne; je me dis qu il faut rester prudent , monter plus haut me servirait a rien , je n ai plus rien pour me protéger et ils sont 3 ...
Merde les nuages montent vite qd meme , et les écossais de la sécurité montent une toile de tente ...euh Willy fais pas trop le mariole , t es un urbain ..pas un montagnard...du coup tu fais quoi..
Je decide de m abriter sous mon kway et je m adosse a un rocher pour me protéger du vent et de rester ici ..j ai bien vu qu'en montant je n avais pas d abri .
Apres un temps qui m'a paru tres court, il se mets a pleuvoir; mais alors une pluie de montagne qui me glace presque qu instantanément ....
Pour les 10 min qui suivent ca va , mais apres je suis plus du tout étanche , je grelotte , j ai froid mais je sais qu ils arrivent puisque je les vois.C est ca aussi ma course, me donner pour ne rien regretter .Et ca survient aussi apres ce monent de questionnement positif avec moi meme.
C est donc en état de froideur avancée que nous commençons la descente ..J explique au mieux le relief , les filles que j ai vu ,bref je donne le maximum d info..Je pense aujourd'hui que ca a aide aussi Coralie dans sa perception de sa place , de la gestion de fin de course , de son visionnage de la descente , je suis donc assez fier de moi .
Apres 1H 15 environ on double peu et on arrive sur une concurrente a bâton que je n avais pas vu ...Jeannie; on la double et elle est dépitée en voyant le dossard De Coralie ....je pense que le TOP 5 est la et que le TOP 100 au scratch est large , je dois meme dire tu es dans les 70 80 de la course ( in fine Coralie fini 54 eme)
On arrive a T2B et comme convenu on pose les sacs , on boit de l eau et faut finir par la route en goudron de 11 bornes , moi je suis dégoûté je ramene le camion a l arrivée puis je reviens vers eux en courant .
On fini LES 3 derniers kms ensembles , la main dans lia main dans un dernier kilomètre interminable ou tu longes l arrivée par la droite et ou tout le monde n en peut plus !!
Arrivée de Coralie apres 16 H 34 d effort , 5 mme féminine.
Il y a un peu de monde dehors qui encourage mais ca reste tres discret , intime , humble.
On s enlace , on s embrasse , ah c est fort ce moment la !!!
bravo a Elle..
nous sommes fiers aussi de notre support

Ensuite on va manger a l intérieur de cette salle , un plat de pâtes plus tard ( les filles ne se sont même pas levées ) on discute avec des français , puis vient l heure du retour , on revient demain pour la remise des tee shirt/
Ah la vache , faut revenir au gite par la route a 23H00..on dirait qu ils l ont rallongé dans la nuit , elle est interminable, je dors pas mais j en suis pas loin !!
Une douche , brossage de dents et au lit .
Julien lui n aura pas la chance de dormir , il se reveille a 3 H 30 pour reprendre un avion .Il n aura que tres peu dormi , beaucoup donner d amour surtout..
Le lendemain( dimanche) réveil de Catherine avec une voix paniquée, " eh oh il est 8H 30 hein !!"/....on fait dit réveil a 9 hh , oui 9 h ....
et Catherine d avoir compris que l on partait a cette heure , décidément les supports ont des difficultés avec le réveil .
Direction Torridon et rebelote avec cette route , la remise des ee shirt est précédée d un easer sur la course , qui te laisse pas insensible .
L photo de tous les finish ers est faites dehors , on parle , on s embrasse, oui JESPER un concurrent me remercie chaleureusementde mes encouragements et me dit merci au mois 10 fois de l avoir poussé pour le cut off( c est vrai que c était juste ).

On decide en suite adapter au resto du coin , dans un manoir ...magnifique endroit ou nous ferons un bon repas , calme , élégant , cosy ..bref comme sur un nuage de soleil .
Nous décidons de rentrer cette fois ci par la route touristique, certes elle fait aussi 43 miles de plus ....Mais alors c était énorme ; des paysages plus beaux les uns que les autres .Des moutons au bord de la route , limite on les darne , tant mieux
on prends des photos ...ca nous prends bien Deux bonnes heures mais on kiffe tous ce moment de partage , de tourisme , de plaisir tout simplement .


Et le soir , on se dit qu il faut finir tous les alcools que l on a acheté
reste 8 bieres
Une petite bouteille de Malibu
une bouteille de vin
Pringle
olives

alors on s installe dans le petit salon privé , on regarde un match de foot féminin

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numerobis
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Re: celtman 2019

Message par numerobis » 19 juin 2019, 21:46

arghhh ce correcteur de fautes ....pas toujours a mon avantage ....c est pire qu T9 de tel .....desolé....

ca commence par conter et non compter .pffff

AlexGi
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Re: celtman 2019

Message par AlexGi » 19 juin 2019, 22:06

J’ai pris bcp de plaisir à lire ce récit! Merci pour le partage et Bravo à tous

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M@tthieu M
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Re: celtman 2019

Message par M@tthieu M » 19 juin 2019, 22:55

Canon ce comte rendu. Ça donnerai presque envie d y participer 😀
Nager, rouler, courir : La pêche au TCA !

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Rugbyman
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Re: celtman 2019

Message par Rugbyman » 20 juin 2019, 11:10

Je te remercie Willy ne nous avoir fait vivre cette aventure, j’avais le goût de la boue en bouche et mal aux mollets rien qu’à te lire.
Ça donne envie en tout cas !
Bravo à toi

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Bertrand
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Re: celtman 2019

Message par Bertrand » 20 juin 2019, 14:02

Merci Willy ! Et bravo Coralie. C'est impressionnant.

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endurogg
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Re: celtman 2019

Message par endurogg » 20 juin 2019, 15:36

Merci mon Willy.
Encore un fois un CR hors-norme pour une course qui ne l'est pas moins.
Bon, moi clairement j'ai pas envie de la faire du tout, mais par contre tu m'as vraiment donner l'envie d'aller visiter l'écosse. :D
Par contre, j'ai toujours cet immense respect pour Coralie qui vit des trucs de fous. Des fois je me dis que je passe à côté de pleins de choses dans la vie, mais grâce à ces récits, à vos expériences, j'ai aussi l'impression que ce moments nous appartiennent.
Continuez tous comme ça, et ne changez rien. :wink:

NicoMan
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Re: celtman 2019

Message par NicoMan » 20 juin 2019, 21:57

Merci Willy pour ce compte rendu, c'est pour toutes ces émotions que l'on fait ca… et j'avoue être en manque ;-)

Profites bien de ce nuage avec ces émotions encore en toi..

Et bravo a Coralie.. on attend ton compte rendu ;-)

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ericG
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Re: celtman 2019

Message par ericG » 21 juin 2019, 09:21

Willy,
un vrai régal à lire.
Bravo à toute l'équipe.

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coralie
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Re: celtman 2019

Message par coralie » 25 juin 2019, 09:07

Salut le TCA,

Je squatte encore une fois le forum pour vous raconter le Celtman.

Willy a très bien décrit l’avant/après course alors je vais juste vous raconter la course vue de mon côté.

A 3h45 le matin de la course je quitte donc la voiture où nous nous sommes réfugiés avec Willy et Catherine et je passe voir Julien qui dort étalé sur les affaires à l’arrière du Partner. Dehors, ça caille et il pleut. J’ai 500-600m de marche à faire pour aller jusqu’aux bus. La route est mouillée, mes chaussons néoprènes aussi du coup et j’ai les pieds gelés. J’ai ma combi, ma souris et mes chaussons mais j’ai froid alors qu’on n’est pas encore dans l’eau, franchement là je sens venir la grosse galère. Je monte dans le 1er bus, il y fait chaud, ouf. Je tombe le haut de la combi. Les bus partent à 4h pile, aucun retard autorisé d’après les consignes du briefing mais à 3h59, il y a encore pleins d’athlètes dehors en train d’enfiler leur combi ou de discuter et même quand le 1er bus part à 4h pile, il y a encore des gens très très à l’arrache. Le bus nous amène à l’autre bout du fjord par une toute petite route et nous dépose à l’entrée d’un champ, à 100m de l’eau. L’orga y a disposé des torches. Il fait toujours aussi froid, je demande à quelqu’un de m’aider à fermer ma combi, j’enfile cagoule, bonnet, gants et je m’assois au pied d’une torche en espérant me réchauffer. Le deuxième bus arrive. Des musiciens débarquent en kilt et s’installent face à nous, dos à la mer avec cornemuse et tambours et commencent à jouer une musique traditionnelle qui sonne bien guerrière. On est tous là, debout ou assis, 200 pingouins qui n’en mènent pas large, il fait encore un peu sombre, on fait face à la mer au milieu des torches (et des midges), on est au milieu de rien, tout est très calme sauf ces musiciens sortis de nulle part qui nous poussent à la guerre. A tout moment Mel Gibson peut débarquer pour nous emmener combattre les anglais ! Honnêtement je crois que ça a été mon moment préféré de la course, j’ai voyagé pendant ces 20mns à les écouter. Mais toutes les bonnes choses ont une fin et après avoir fait la traditionnelle photo de groupe devant le sigle du Celtman enflammé, il est l’heure de se diriger vers le départ. Il reste 10 minutes avant le départ mais n’ayant pas testé l’eau avant, je vais directement dedans pour voir ce que ça fait 11°C (voire 10°C d’après la montre d’un autre français). Pas de surprise, c’est froid. Je nage 10-15 mètres, me relève, j’ai la barre sur le front mais je sais qu’elle va normalement passer. Je ressors pour ne pas me refroidir. Puis à 5mn du départ, je retourne dans l’eau, me rapproche des canoës qui matérialisent la ligne, on a pied, je me mets la tête dans l’eau pour essayer de faire passer la barre avant le départ. 1 minute. Je sautille car je sens déjà mes pieds refroidir. Euh… C’est trop tard pour faire ½ tour ? 3-2-1 Pan !

Ça part calmement, on n’est que 200 donc ça ne bataille pas, je suis agréablement surprise, je n’ai déjà plus la barre au front et je peux tout de suite nager en 3 temps alors que généralement il me faut un moment avant de réussir à le faire. Je vise l’extrémité de la 1ère île et l’atteins au bout de 500-600m. Il faut ensuite viser l’extrémité de la deuxième île mais comme elle se découpe peu sur l’arrière-plan, il faut plutôt viser une grosse maison blanche qui se trouve sur la côte tout au fond. Peu après la 1ère île, je commence à sentir le froid, on n’a même pas fait ¼ de la distance, je sens que ça va être long. J’essaye de mettre un peu plus d’intensité, je compte les coups de bras, me concentre sur ma nage, j’ai l’impression de bien glisser. De temps en temps je croise quelques méduses, je me dis qu’un banc n’est probablement pas loin mais je ne vais finalement pas en croiser (tout le monde n’a pas eu cette chance). Heureusement, parce que le peu de contact que j’ai eu avec m’a suffi, j’étais assez contente d’avoir les gants. Je ne sens plus mes pieds, je sens mes mollets et cuisses à la limite de cramper, je sens mon corps trembler. Enfin on atteint la deuxième île, on la contourne et aperçoit sur la côte, à 500m, des torches et une grande arche bleue. Ouf, je sais maintenant que je vais bientôt terminer la partie que je redoutais le plus. Je remets un peu plus de jambes sur la fin mais tout est très raide, ça ne répond pas des masses. Même si on a déjà pied, je nage jusqu’aux bénévoles qui sont là pour nous sortir de l’eau parce que je sais que tenir debout va être une autre épreuve.

Je me lève, attrape tout ce que je trouve pour rester debout, je remonte le tapis de sortie de l’eau en attrapant tous les bras des spectateurs et assistants qui passent, je ne sens plus du tout mes pieds, je tremble de partout, quelqu’un m’attrape le bras droit, et me guide, je me laisse faire, je pense que c’est quelqu’un de l’orga. Après quelques secondes, je tourne la tête, c’est Julien, je ne m’en étais même pas rendue compte, niveau de lucidité à moins 12. Il m’accompagne avec Catherine jusqu’à mon vélo. Je dois avoir une sale gueule vu leurs regards inquiets. La transition est assez floue, je n’arrive pas à contrôler les tremblements. Je m’assois, Catherine et Julien m’aident beaucoup, j’entends les encouragements de Willy. Mes priorités sont toutes chamboulées puisque j’ai du mal à m’habiller mais j’ai la présence d’esprit de regarder mon temps sur la Polar... 1h09 alors que je ne me voyais pas sortir en plus d’1h. Petite claque au moral, j’avais pourtant eu la sensation de bien nager, on va dire que c’est le froid et les gants. Mon seul objectif est de sortir vite de T1 pour me réchauffer sur le vélo. Grâce à mon équipe de choc, c’est fait et bien fait.

Je pars à vélo pour m’arrêter 15 mètres plus tard pour recentrer ma roue avant qui frottait… Cette fois c’est parti, je pars en mettant du rythme pour vite me réchauffer. On a le vent de face ou ¾ face sur les 30 premiers kilomètres, ça commence bien. L’orga avait annoncé un gros bazar sur ces 30 premiers kilomètres à cause l’étroitesse de la route et de la cohabitation entre athlètes et voitures d’assistance. Ayant peur que mes assistants soient bloqués dans la cohue, on avait prévu qu’ils filent au 60ème kilomètre et qu’on fasse un point là-bas. Mais finalement ce n’est pas tant la cohue et ils me doublent rapidement. Une nana est en pleurs sur le bord de la route, sa roue à la main. Je m’arrête, lui propose des cartouches de CO2 mais elle me dit qu’elle a besoin d’une chambre à air et que son assistance est déjà passée. Je ne peux pas l’aider, je repars. Comment peut-on passer autant de temps à s’entrainer pour risquer l’abandon après 10km de vélo parce qu’on est parti sans chambre à air de rechange ?! Au trentième, on bifurque à gauche sur une route plus large. Mes assistants sont là, ils n’ont pas filé au 60ème, c’est cool, ça fait vraiment du bien de les voir. Je n’ai plus trop froid mais je ne sens toujours pas mes pieds. On prend le vent dans le dos, le bitume est beau, ça envoie, je me fais doubler par quelques avions, je surveille le capteur de puissance pour ne pas trop m’enflammer et on arrive vite au 60ème . Comme prévu, j’y récupère à boire et à manger. On bifurque de nouveau, à droite cette fois, le vent est moins favorable voire défavorable par moment. Cette partie longe la côte, on a des vues sympas, c’est très vallonné et très usant. Un peu après le 80ème kilomètre, je sens que ça flotte un peu au niveau de ma roue avant dans une descente, mon boyau n’a pas l’air si dégonflé mais lorsque je me mets en danseuse dans la montée suivant, le diagnostic est sans appel, crevaison de la roue avant. J’ai tout ce qu’il faut pour réparer mais une bonne paire de bras ne serait pas de refus pour m’aider à décoller le boyau. C’est une crevaison lente et je suis en boyau donc je peux continuer à rouler. On a fait un point avec mes assistants peu de temps avant alors j’espère qu’ils ne sont pas trop loin. Je ralentis et tente d’appeler leurs téléphones, pas de réponse. Je continue quand même. Je me donne 5 minutes comme ça pour voir s’ils me rappellent et sinon je m’arrête près d’une voiture d’assistance d’un autre concurrent pour demander un coup de main. Rapidement je sens vibrer mon téléphone, je regarde, appel manqué de Julien, je regarde l’heure, c’était il y a 1 minute, ouf. Au même moment, je l’aperçois à 200 mètres. Timing parfait !! Je laisse lâchement Julien s’énerver sur le boyau avec Willy et en profite pour aller faire pipi. Quand je reviens, Catherine a les mains pleines de victuailles à me proposer et le nouveau boyau est déjà monté, si j’avais dû le faire toute seule, je n’en serai pas là ! Malheureusement la valve est de biais il faut recommencer mais ce sera fait très rapidement. Puis il faut gonfler, je n’ai que 2 cartouches, je les garde en secours et on prend la pompe à pied. Je file un coup de main car mon prolongateur de valve a un sale caractère. En remontant ma roue, le boulon du blocage rapide tombe dans l’herbe. Petit moment de panique dans l’assistance mais finalement je suis sûre qu’il ne s’est pas passé plus de 30 secondes avant qu’ils ne le retrouvent mais elles ont paru une éternité. Après vérification, je n’ai été immobilisée que 10 minutes, avec les deux montages du nouveau boyau et la recherche du boulon compris, et en plus j’ai eu le temps de faire pipi, efficace !! Par contre, à partir de là, je sors du mode compétition. Au départ, j’espérais accrocher un top 5 voire un podium si toutes les étoiles étaient alignées. A T1, Willy m’annonce environ 10ème. Du coup, sur le vélo je comptais les filles que je rattrapais et je m’évaluais environ 7ème au moment de la crevaison mais je savais déjà que je n’avais pas le rythme que j’espérais. Je me suis fait passer par 2-3 filles pendant la crevaison mais ça m’est devenu égal, je me suis rendue compte que j’avais manqué d’humilité, que le podium était probablement déjà loin et que je ferai mieux de me concentrer sur mon effort et profiter. Au 90ème kilomètre, la route a quitté la côte pour rentrer dans les terres et on a pris le vent pleine face. Un bon vent soutenu dans les 20-25km/h. Je sais qu’on va l’avoir dans la face jusqu’au 160ème kilomètre environ alors je vais avoir le temps de m’y habituer... Scotchée dans les montées et obligée de pédaler dans les descentes, c’est très usant. Au 100ème kilomètre, je fais un point chrono, je suis au milieu du parcours vélo. Je suis bien en retard sur mes prévisions natation + vélo et même limite pour espérer accrocher le cut off au 18ème kilomètre à pied. Pourtant, je ne chôme pas sur le vélo. Mon assistance fait des points réguliers, je ne manque de rien entre bouffe, boisson et encouragements. Je redouble, une norvégienne, Natascha, qui m’avait lâchement doublé pendant la crevaison. Elle roule bien sur le plat mais doit s’arracher pour emmener un 39x25 (ou environ) dans les bosses vent de face alors que je suis sur mon 36x32. Débarquer avec un tel développement sur ce parcours, c’est se tirer une balle dans le pied. Elle est complètement arrêtée. On arrive au pied de la plus grosse bosse du parcours. Je monte au train et commence à doubler un peu plus de monde. Au-dessus, on bascule dans un long faux plat descendant. Mais avec le vent, impossible de se reposer, il faut appuyer. Je commence à vraiment ramasser plus de monde. Willy me confirme que je double beaucoup. Pourtant, je n’ai absolument pas augmenté mon allure mais le parcours usant ajouté au vent est en train de faire péter tout le monde, je rattrape des concurrents complètement collés. Je rattrape un français. Quand je lui annonce qu’il reste 20km vent de face avant de bifurquer, il prend un coup au moral mais je ne vais pas lui mentir. Je continue à beaucoup doubler sur ces 20 kilomètres. Je suis contente d’avoir suffisamment bien géré mon effort pour ne pas avoir explosé mais je me sais toujours très limite niveau timing pour le cut off. Enfin, on bifurque et on reprend le vent de dos pour les 40 derniers kilomètres. Vent dans le dos mais plus de jambes pour en profiter, c’est gâché ! Je ne double plus personne mais ne me fais pas non plus doubler. Je commence à avoir envie que ça s’arrête. Lors d’un point avec mes assistants, je m’arrête. Ils me demandent : « tu as besoin de quoi ? » « de rien ». C’est l’un des derniers points d’assistance vélo qu’on a prévu, ensuite ils vont filer à T2. J’ai besoin de m’arrêter un peu, les voir, discuter avec eux, me détendre le dos et la nuque parce qu’avec ce vent je n’ai pas trop lâché les prolongateurs. Je suis bien là mais Willy me rappelle de ne pas trop traîner, il a raison, ce n’est pas comme si j’avais de la marge. Je ne me suis arrêtée qu’1 minute mais ça m’a fait du bien. J’arrive à T2 après 7h35 de vélo, crevaison comprise, ce qui me fait une moyenne de 27.2km/h sans la crevaison. J’avais espéré 28km/h comme à Nice mais je n’avais pas imaginé 70 kilomètres non-stop avec le vent dans la face (les éditions précédentes, le vent était orienté différemment) et j’avais sous-estimé le côté usant du parcours qui n’est jamais plat.

A T2, Willy est là pour attraper mon vélo. Julien commence à enlever mon casque et mon coupe-vent alors qu’on marche encore vers notre emplacement. Ça va trop vite pour moi, je suis déjà bien entamée, pas très lucide, je demande à Julien de ralentir un peu. Catherine nous attend à l’emplacement. Transition efficace. Je n’ai malheureusement pas la présence d’esprit de regarder l’heure en quittant T2.

Julien m’accompagne sur quelques centaines de mètres. Il est inquiet, je dois avoir une sale gueule (encore !), il me demande si ça va aller, je mens et réponds « oui ». Si je veux passer le cut-off je sais qu’il ne va pas falloir mollir et lui aussi. Il y a un français juste devant moi, Eric. Le début du parcours est assez roulant sur chemin puis bitume. Je suis 20 mètres derrière mais on va au même rythme et il me faut 3-4km pour revenir à sa hauteur. On entame ensemble le pied de la vraie montée, environ 300 mètres de D+. C’est raide, on marche. J’en profite pour faire une pause pipi et perd Eric de vue. Je me retrouve derrière une concurrente et son assistante. Elles ont un bon rythme. Je m’accroche pour rester 50 mètres derrière. On quitte un bon chemin pour partir dans un « sentier » très peu marqué qui fait un peu les montagnes russes mais c’est tellement casse gueule qu’il est très difficile de courir dedans. Je n’ose pas regarder l’heure. Si même quand le profil est plus favorable on ne peut pas courir, je suis mal barrée mais de toute façon je ne peux pas aller plus vite. Je redouble Eric qui n’est pas au mieux du tout. Je cogite pas mal, j’ai la haine en imaginant ne pas passer le cut off mais en même temps je sais que je n’aurai pas de regret, je n’ai pas fait d’erreur de gestion, j’ai bien roulé, j’ai un rythme correct à pied, si je ne l’ai pas c’est que je n’ai pas le niveau, c’est tout. On récupère une piste large pour terminer la montée puis on bascule dans la descente. Je regarde la montre, je ne suis pas très sûre du kilométrage exact de cette portion, je sais que c’est entre 17 et 18km mais ne pensant pas être aussi limite (manque d’humilité…), je n’avais pas étudié en détail cette portion mais là, même 500 mètres font une énorme différence ! J’évalue à max 10 kilomètres la distance qu’il me reste et j’ai 1 heure avant le cut off. Il faut que je tienne le 10km/h mini sachant qu’après une descente raide de 2 kilomètres sur piste, on bascule dans un sentier vallonné de 2 kilomètres puis enfin on rejoint du bitume. Sur le bitume, je regarde de nouveau la montre, il reste 6 kilomètres et 24 minutes, j’ai miraculeusement réussi à tenir le rythme dans le sentier, c’est toujours jouable. J’aperçois Willy qui arrive à ma rencontre. Ouf, si Willy est là, ça ne doit plus être trop loin ! ;) Il m’encourage et me confirme mes évaluations de kilométrage. Il me répète qu’en continuant comme ça, ça va passer. Puis Julien arrive aussi à notre rencontre. Ils m’encouragent tous les deux, je suis à bloc. J’entends Willy respirer fort, c’est bon signe, c’est que j’avance ;) Ils me décrivent le chemin qu’il me reste à faire. Je n’ose plus regarder ma montre, que ça passe ou pas, je veux tout donner pour ne pas avoir de regret. Surtout qu’ils m’ont prévenu que Catherine est « comme un bouquetin en cage » à T2A (cette expression va rester), elle serait trop déçue. On double et à chaque fois on encourage, on se bat tous pour la même chose. Willy m’annonce qu’après ce virage à droite on verra T2A (lieu du cut off) à 500 mètres. Mais après le virage, on voit juste d’autres virages, ça me fout un petit coup au moral mais Willy ne dit plus rien (si si!), je sens qu’il culpabilise alors je n’en rajoute pas. Il ne s’était pas non plus tant trompé que ça et on finit par voir les voitures garées près de T2A, ça monte un peu, je regarde ma montre, j’ai un peu de rab, je marche un peu puis relance. Enfin T2A en vue, ça monte 50 mètres pour y aller, je vais vite faire valider mon arrivée, ouf c’est passé ! Pour 8 minutes finalement, j’étais large (il y avait 17km300)!! C’est le bazar à T2A, le ravito est d’un côté, la vérification des sacs de l’autre, il y a des coureurs et des assistants partout. J’ai besoin de me poser un peu, je ne suis encore une fois plus très lucide, je me suis beaucoup battue sur ces 18km et pourtant je n’ai pas encore commencé la partie difficile du marathon. D’ailleurs, à ce moment-là, je me demande comment je vais faire… Mais tout va très vite à T2A, je n’ai pas le temps de me poser, on est déjà repartis. Catherine devant, Julien derrière. Willy part garer la voiture à T2B pour ensuite venir à notre rencontre. Juste avant de quitter T2A, on voit débouler Eric et son assistant qui passent le cut off pour 1 seconde. Lui, il s’est vraiment battu pour l’avoir parce qu’il revient de loin. Il l’avait raté l’année dernière, c’est beau de le voir l’avoir cette année. J’ai peu mangé sur la première boucle, je n’ai pas eu trop le temps de manger à T2A et là on part direct pour 900m de D+. Je pars avec un rythme correct mais dois vite ralentir, ça n’ira pas jusqu’en haut comme ça. Il reste une dernière barrière horaire à passer, on a 1h45 pour faire cette montée et le chrono est parti environ 2 minutes après mon arrivée à T2A donc une partie de la transition est inclue dedans et je ne sais plus trop combien de temps j’ai au final. Julien me dit de prendre un rythme régulier, même s’il est lent mais de ne pas m’arrêter. Alors je prends mon « pas du guide », lent et régulier, je ne m’essouffle pas, je m’aide un max des bâtons. J’essaye de manger mais il me faut 15 minutes pour avaler la moindre bouchée et je suis nauséeuse. Julien me pousse à manger quand même alors je continue à faire des boulettes de gâteau dans ma bouche. A la moitié de la montée, on commence à voir se rapprocher les équipes devant nous qui sont parties plus vite mais s’arrêtent régulièrement. On aperçoit également le sommet et on entend jouer de la cornemuse, le joueur se découpant en haut sur la crête, retour instantané dans Braveheart. La montée finale est très raide mais comme on ne s’arrête pas, on double. J’ai toujours autant de mal à manger. On passe le dernier cut off, ouf, maintenant je sais que je vais au bout, on peut profiter. C’est magnifique là-haut, pas un poil de vent (mais où est-il parti ??), vue dégagée à 360 degrés même si quelques nuages sont accrochés ici et là. Ils avaient annoncés l’une des plus belles vues d’Ecosse, on n’est pas déçu, c’est magique. Le joueur de cornemuse au sommet c’est la cherry sur le cake ! On a une chance de fou d’être monté dans ces conditions quand on sait la météo qu’ils ont les années précédentes. Après le 1er sommet, il y a une légère descente puis une légère montée pour rejoindre le deuxième sommet. En tout cas, c’est à ça que ça ressemblait sur la carte. En vrai, c’est très technique, un vrai attrape-cheville, ce n’est pas balisé, il n’y a pas vraiment de chemin, on ne peut pas courir. On comprend mieux pourquoi il faut une boussole et une carte dans le matos obligatoire, dans le brouillard, il y a vite moyen d’être complètement perdu. On s’est fait la réflexion avec d’autres français que ce type de parcours ne serait pas autorisé en France mais ça nous arrange bien que ça le soit en Ecosse. Catherine impressionne beaucoup de gens sur cette partie, ce n’est pas commun une traileuse de 64 ans qui gambade dans ce terrain. On croit plusieurs fois voir le deuxième sommet mais toujours pas. On n’est pas rapide mais on continue à doubler. Enfin on aperçoit le deuxième sommet mais avant d’y monter on passe en haut du couloir qui est la partie la plus technique du parcours et qu’on va devoir descendre plus tard. Aller-retour au deuxième sommet où on a de nouveau droit à une vue magnifique à 360° degrés. Cette fois-ci il ne reste plus que de la descente et du plat ! On s’engage dans le couloir, Julien passe devant, nous choisit l’itinéraire le moins casse gueule et nous aide à passer les pas les plus compliqués mais au final, c’était moins compliqué que ce qu’on pensait. En bas, il n’y a pas de sentier et on jardine un peu pour le retrouver mais on perd peu de temps. On arrive près d’un lac et on entend la « petite voix discrète » de Willy au loin tout au bout du lac. Il commence à pleuvoir et lorsque nous retrouvons Willy, il est gelé, en train de trembler de tout son corps, ça fait un moment qu’il attend. Mais il ne se plaint pas du tout et on repart à 4 pour la suite de la descente. Il me dit que je dois être 5ème ou 6ème . J’avais complètement mis de côté le classement et avait du mal à y croire mais en y réfléchissant, c’est vrai qu’on avait doublé quelques nanas dans la montagne. C’est maintenant moins technique mais je préfère encore ne pas courir, je ne veux pas risquer la cheville. Ça devient de moins en moins technique et on peut reprendre la course, je suis trop contente qu’on soit là tous les 4, en plus j’ai les voyants quasiment tous au vert, c’est top. Et puis, on rattrape même encore une nana qui marche. Là, Willy est formel, je suis 5ème. Cool, les voyants deviennent encore un peu plus verts et alors que je m’étais attendue à une fin de descente interminable, elle passe comme une lettre à la Poste. En arrivant à T2B, on aperçoit un cerf majestueux à 50 mètres de nous qui observent ces humains bizarres qui courent d’une manière un peu bancal et qui sentent un peu fort. C’est la classe cette vision et un peu surréaliste. A T2B, on retrouve le bitume pour 7km et on est autorisé à ne plus porter les sacs. On pose les sacs dans la voiture sauf Julien qui porte un peu de ravito. Willy va poser la voiture à l’arrivée pour revenir à notre rencontre, Julien et Catherine m’accompagnent. C’est dur le bitume après presque 16h de course mais comme je n’ai pas pioché mentalement dans la descente j’ai de la ressource de ce côté et on arrive à tenir une petite allure footing. On se rapproche du village, on entend Willy avant de l’apercevoir, comme souvent ;) . Cool, on va finir tous les 4. On arrive en vue du village, à l’entrée, on bifurque à gauche et on part complètement à l’opposé de l’arrivée. J’avais lu qu’il y avait une boucle supplémentaire avant de passer l’arrivée et qu’elle était interminable mais je n’avais pas assez imaginé à quel point. Pourtant elle doit seulement faire 1 killomètres voire 1.5 kilomètres, même pour mes assistants c’est interminable. En plus, j’ai un putain de point de côté et doit marcher régulièrement pour le faire passer. Enfin, on voit l’arche, on se prend par la main et on la passe tous les 4. Marathon bouclé en 7h46, pas mon marathon le plus rapide mais de très très très loin le plus beau ! On a tous le sourire, on se prend dans les bras, quelle journée !! 16h35 de course. Un des boss de l’orga est là pour nous féliciter. Un autre me tend une bière et me demande si je la veux ouverte ou fermée. Ouverte bien sûr ! La première gorgée est un délice.

Je ne suis pas prête d’oublier ce Celtman, l’avant, le pendant et l’après avec mon équipe de choc ont été vraiment cools, bonne ambiance, beaucoup de rires, de la bonne humeur, des réveils anarchiques. Je me souviendrais particulièrement du briefing que leur ai fait la veille où Catherine a tout noté en détail. On s’est un peu moqué mais au final, elle savait exactement quoi faire et les gars étaient bien contents de l’avoir et moi aussi parce que tout était nickel. En y ajoutant Willy et son expérience du Norseman, et Julien qui me connait bien et qui m’a déjà assisté à l’ICON de Livigno, c’était l’équipe parfaite. Je me souviendrais également particulièrement de notre virée en voiture avec Catherine et Willy le lendemain de la course. Déjà parce que c’était vraiment magnifique et aussi parce que les deux étaient intenables. Ils ne se connaissaient pas 2 jours avant mais là ils s’envoyaient des scuds dans tous les sens, c’était très drôle. Julien va malheureusement sûrement se souvenir de la grosse galère qu’ont été son trajet aller (correspondance ratée), son trajet retour (presque 24h pour rentrer), les répercussions du retard sur son taf, sa doudoune volée et pour finir l’arnaque à la rayure qu’est en train de tenter Europcar UK pour sa voiture de location.

Ils ont tous grave géré pendant la course, je n’ai jamais manqué de rien, j’avais juste à me concentrer sur mon effort, je savais que le reste était sous contrôle. Leurs encouragements m’ont toujours fait beaucoup de bien, ils ont toujours été positifs même quand ils m’ont vu dans la merde pour le cut off.

Tout ce que je voulais, c’est qu’on vive tous les 4 une belle expérience et même si ce sont des expériences différentes qu’on a chacun vécus, au final je crois que c’est mission réussie.

La course en elle-même est vraiment difficile. Et le cut off encore plus. On n’est que 85 à l’avoir passé et c’est en gros le même chiffre tous les ans. J’ai eu la chance de le faire dans des conditions météorologiques clémentes, je n’ose pas imaginer les années où ils ont eu beaucoup de pluie et des grosses rafales de vent. Le taux d’abandon a augmenté, les organisateurs mettent ça sur le fait que les XTri soient un peu devenus une mode et que certaines personnes sous estiment leur difficulté. Je suis fière du tee-shirt bleu, il n’était pas donné. C’est la première fois que je me retrouve confrontée à des barrières horaires, c’était une expérience différente. 5ème femme et 54ème au scratch sur 166 finishers, je ne l’aurais pas cru si on m’avait dit ça quand j’ai posé le vélo ! J’étais en forme, je n’ai pas fait d’erreur, je suis à ma place, les filles devant sont trop fortes (la première me met 2h et la 4ème est à 30mn). Le lieu de la course est très beau mais aussi sauvage et mystique, les écossais sont super cools et dans cette région leur accent est compréhensible, c’est une super course à faire et après l’avoir faite je n’ai plus aucun regret de ne pas être allée au Norseman.
Impossible n'est pas une fatalité, c'est un défi. (Mohammed Ali)

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PaTri
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Re: celtman 2019

Message par PaTri » 25 juin 2019, 17:06

Superbe Coco. Toujours un plaisir de te lire. Et en plus t'es une vraie machine 8)
Il n'est pas nécessaire d'espérer pour entreprendre, ni de réussir pour persévérer

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Yves de Nice
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Re: celtman 2019

Message par Yves de Nice » 06 juil. 2019, 23:40

Merci Willy et Coralie, j'ai eu l'impression de le faire également ce Celtman et bien sur ça m'a rappelé notre belle aventure du Norseman, plein de similitudes sur le avant, pendant et après ! Vous avez vécu des moments incroyables qu'on ne vit que sur ce type d'épreuves, dures mais tellement belles et intenses ! Le prochain ce sera un truc comme ça ou rien du tout :D
Et puis finalement je crois que mon corps de breton est plus fait pour le froid et la pluie que pour les grosses chaleurs de la promenade des anglais :wink:
Bises, bravo championne

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