Hourtin 2017

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sandra
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Re: Hourtin 2017

Message par sandra » 30 mai 2017, 12:30

Que dire de se week-end à part qu'il restera gravé !!! Que de moments forts et de partage, de rires, de souffrance parfois.
Les iron Man vous nous avez fait vibrer toute la journée samedi, quel courage vous avez eu avec cette chaleur, vous êtes des champions !!
Merci pour vos encouragements le lendemain sur le M, ça booste et j'ai bien pensé à vous sous la grosse chaleur de la course à pied (je me disais : mais comment ils ont fait ??!!). Merci Président pour tes conseils au départ de la course à pied, tu as été au top avec chacun !
Je suis très contente d'avoir fait mon premier M mais ce que je retiendrai vraiment par dessus-tout, c'est tous les moments qu'on a passé tous ensemble, sur les courses, au bord de la piscine, au restau ;-). J''ai fait de magnifiques rencontres !! Merci encore pour tout !!!

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Bertrand81
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Re: Hourtin 2017

Message par Bertrand81 » 30 mai 2017, 13:00

Allez, je me lance : premier distance Iron, premier CR sur le forum !!!

Pour bien faire, il faut commencer l’histoire du début, avec mon admiration pour les exploits de mon « vieux » camarade Steve, que je croisais régulièrement à l’occasion des 20 bornes, même si on s’était perdu de vue depuis le collège. Puis, mon inscription au club, il y a deux ans, poussé par Delphine qui me voyait tourner autour du stand depuis une dizaine de minutes. L’intégration à la famille TCA, les rencontres avec les membres et notamment celle de mon futur copain d’entrainement, de jeu et parfois de couchage : Benji. Sans oublier, le Président Laurent qui nous a rapidement pris sous son aile et entrainé dans son élan. Et pour finir, les défis à la noix du type « même pas cap’ »… dont le dernier en date fin 2016 : « et si on faisait notre premier Iron » y’a l’air d’y avoir du monde pour Hourtin…

Nous y voilà donc, après 5 gros mois d’entrainement, sérieux, réguliers, par tous temps, avec pour principale frayeur une mauvaise chute en vélo il y a 15 jours sur le half de Choisy au Bac. Le vélo réparé, il ne restait plus que le bonhomme à retaper : le Compex, un peu de chirurgie à domicile et une dizaine de litres d’huile de massage ont semble-t-il eu l’effet escompté.

Première épreuve : arriver en famille à Hourtin sachant que la France entière avait justement décidée de se promener pour ce long weekend ensoleillé… Le trajet est finalement bouclé en environ 10 heures de voiture sur 2 jours avec une étape familiale à St Palais. On a vu plus rapide, mais je me dis que la nuit dans un bon lit est un atout pour la suite. Arrivée le lendemain au camping avec bungalow pour 6 réservé avec Benji et Flo. L’emplacement à la lisière de la foret est bucolique, mais rapidement la température dans la cage à poule et le confort spartiate du lit confirme ma première impression sur la nuit précédente… Très vite nous croisons les premiers camarades du club, leur famille et nos colocataires, le tout dans une ambiance de vacances estivales : la seule pression dont je me souviens à ce moment est celle que nous avons bue le soir…

Le lendemain, après une nuit finalement moins pire qu’attendue, Benji et moi partons faire un rapide shopping - car nous travaillons aussi notre côté féminin, et il me parait impensable à ce stade de courir avec des bas de contention noirs alors que tout le reste de mon équipement est corporate aux couleurs TCA « blue&white ». S’en suit un rapide tour en vélo d’un peu plus d’une demi-heure, pour constater que les lignes droites du parcours sont… vraiment droites et longues ! L’après-midi la tension monte d’un cran : nous devons faire les sacs et déposer les vélos. Comme toujours, je n’ai rien lu… et j’attends que mon cerveau (Benjamin) décrypte tout avec attention. Ensuite, je le bombarde minutieusement de questions. Je me dis qu’il doit me trouver insupportable à force mais, d’un autre côté, qu’il doit commencer à s’habituer… Après avoir changé environ 5 fois la configuration de chaque sac (pour finalement revenir à la première), tout est prêt et nous déposons l’ensemble au parc : là on ne rigole plus trop ! Etant un peu en avance sur l’horaire prévu on file ensuite au premier débrief de course, tous les deux stressés comme des strings au soleil… A ma grande surprise, ce moment restera assez inoubliable, puisque nous faisons la découverte du directeur de course, Benjamin Sanson : une sorte de mélange entre Magnum et Christian Clavier dans les bronzés… Bref, un look so 80’s, avec une bonne dose d’humour et de muscles et surtout, je le découvrirai plus tard, un palmarès assez impressionnant. Le soir, nos compagnes et mes filles partent au restaurant avec d’autres, nous abandonnant Benji et moi en tête à tête avec nos assiettes de pâtes. Pour nous déstresser un peu, j’embarque mon partenaire pour une marche digestive en forêt, l’occasion d’apercevoir une biche qui nous fixera du regard quelques minutes, comme si elle aussi cherchait à comprendre ce que nous nous apprêtions à tenter le lendemain.

Avec un réveil à 4h15, inutile de préciser que la nuit était prévue courte. Ajoutez-y un orage qui vous rappelle le Ventouxman annulé un an auparavant, et un réveil réglé pour dimanche au lieu de samedi (d’où l’avantage du colocataire consciencieux) et me voilà prêts à avaler mon petit dej préparé la veille. Nous chargeons notre dernier baluchon et partons en direction du parc pour 20 min de marche dans la nuit encore sombre.
A l’arrivée au parc, on retrouve les copains. Je suis inquiet car j’ai décidé de tester pour la première fois les gels scotchés au cadre. Je trouve cependant plus paniqué que moi, en la personne de mon mentor Laurent qui n’arrive pas à gonfler ses pneus… je lâche tout et utilise ma pompe sur sa roue arrière sans aucun problème. Ouf ! Dans la foulée, je file aux sanisettes et, dans la file d’attente, une fille m’interpelle, l’air un peu perdu, pour me demander s’il faut garder les dossards pendant la natation. A ce moment, je commence à croire à la mauvaise blague…

On prend ensuite les bus pour aller de l’autre côté du lac où nous attend l’une des fiertés de l’organisation : LE MASS START ! Sur la plage, le décor est planté : la lumière du crépuscule, une enfilade rectiligne de bouées qui se perdent à l’horizon au bout duquel on devine à peine la rive à rejoindre. L’eau est bonne, on est prêt, l’organisation chauffe l’ambiance, on se regarde, on s’encourage, je ne sais toujours pas ce qui m’attend à ce moment. Un coup de feu raisonne : c’est parti…

Même pour un hobbit comme moi, il faut parcourir une petite centaine de mètres à pied dans l’eau avant démarrer la natation. Afin de ne pas prendre de risque avec mon mollet, je décide de les faire en marchant, conscient que ces quelques secondes ne seront pas décisives à mon niveau - contrairement à une contracture dès le départ. Rapidement je plonge et vise les bouées jaunes. Problème : sans ligne au fond de l’eau, je tire à gauche en nageant et passe donc mon temps à corriger ce défaut. Il faut dire que j’avais eu la mauvaise surprise de me retrouver face aux premiers après leur demi-tour 15 jours avant à Choisy. Comme à ma petite habitude, je cherche à adopter une nage relaxante et exclusivement avec mes bras, car je me dis toujours que mes jambes auront suffisamment de boulot après… Par excès de confiance, je relâche mon attention vers le milieu du parcours… et la sanction est immédiate : je m’empale dans la grosse bouée jaune (à ma vitesse de natation donc n’exagérons rien quand même). Du coup je passe du mauvais côté de la bouée et m’inquiète pendant les 500 m suivant d’une possible élimination… Pourtant, comme si ça ne suffisait pas, je recommence à me décaler largement en arrivant sur les bouées rouges, entre lesquelles il faut impérativement passer. Cette fois-ci c’est le bateau des arbitres qui me rappelle à l’ordre à grand coups de sifflets. A ce moment je n’arrive pas à m’expliquer comment j’ai pu m’écarter autant de la trajectoire sans m’en rendre compte. Pas le temps d’y penser, il faut cravacher un peu pour rattraper le coup. L’arrivée dans le port est interminable, on serpente entre les bateaux, les quais, les ponts et le rivage… et enfin l’arrivée à la transition. En sortant de la tente, j’entends pour la première fois nos supporters et ça fait un bien fou. Je trouve le parc assez vide et, bizarrement, suis incapable de repérer mon vélo… après avoir zigzagué plusieurs fois sous les barres de support, un arbitre m’indique la bonne direction… je suis sauvé, personne ne m’a piqué mon vélo… et autre constat, celui de Benjamin n’est déjà plus là…

Je reprends vite mon calme et cherche la bonne allure, bien que mes références sur 180 km ne soient pas vraiment pléthoriques… Au 2/3 de la 1ère ligne droite je croise Steve : il m’encourage. Je me mets alors à chercher les copains derrière lui. En arrivant proche du demi-tour je vois Nicolas et puis mon Benji ! Je me dis alors qu’après tant d'entraînements ensemble, il serait logique de faire la route proches, mais sans drafting évidement. Je le rattrape avant de tourner sur la seconde ligne droite et lui propose l’idée en le dépassant. Nous nous garderons ainsi en ligne de mire pendant les 180 km, parfois en inversant les positions pour échanger quelques mots lors des dépassements, mais toujours dans le respect stricte du règlement. Laurent nous déposera un peu après le 30ème kilomètre dans son style « moulinette » diablement efficace. A ce moment, je me dis qu’il va certainement réussir son pari de battre son record. Puis on reviendra sur Nicolas au début de la seconde boucle. Au milieu du parcours, nous serons inquiétés par un arbitre à moto qui ne souhaitait visiblement pas voir 2 maillots identiques se suivre. N’ayant pas fait d’entorse au règlement il se contentera de me demander de ne pas faire la course côte à côte avec mon collègue et rejoindra Benji devant, certainement pour lui faire la même remarque. Pour le reste, les faits marquant du vélo seront une pause pipi, tenter de mesure les écarts avec les copains en les encourageant au passage, Benji qui perd une cartouche d’air, surveiller ma cadence de pédalage pour ne pas descendre sous les 80-85 tr/min, et une attention particulière à boire et se ravitailler le plus souvent possible compte tenu de la chaleur. Fin du parcours : Benjamin et moi avons réussi à rester proches. J’ai pris les devants sur les 15 derniers kilomètres afin d’imprimer un rythme plus dynamique avant la course à pied. Dans ma tête, je commence à me dire que le scénario est idéal car nous nous sommes entrainés sur les mêmes allures pendant 5 mois et que nous allons pouvoir nous soutenir durant cette épreuve du marathon, que ni l’un ni l’autre n’avons réalisée auparavant…

Arrivée au parc et première surprise : en levant la tête je reconnais le Président. Même si j’avais constaté que l’écart était stabilisé sur la dernière boucle, il n’était pas normal d’arriver en même temps que lui. Je laisse mon vélo aux bénévoles, me retourne, et le vois s’appuyer contre la grille. Je comprends alors que ça ne va pas, mais l’encourage quand même en passant. A la transition Benji me rejoins et m’indique qu’il ne prendra pas le départ en CAP. Je mesure à ce moment à quel point cette épreuve peut être cruelle.

Nous continuons donc avec le marathon, après une bonne gestion du vélo à mon sens, puisqu’il me semble que le chrono est inférieur à mes prévisions. Les jambes sont bonnes et après quelques réglages d’allure on se cale vite sur un 5 a 5’10. Nous pouvons enfin profiter pleinement des supporters nombreux et chaleureux : c’est un vrai bonheur, surtout que les supporters du TCA sont répartis à différents endroits du parcours. Dans la première boucle, je me sens bien. Les supporters peuvent lire nos prénoms sur les dossards et nous encouragent. Comme on est habillé de la même manière avec Benji, beaucoup nous appellent « les jumeaux » ou « les twins » ! Arrivée à un stand, des organisateurs ironisent même sur le fait qu’on ne se lâche pas. Je leur réponds qu’on est à 2 doigts de conclure et je me tourne vers Benjamin en sortie de stand en lui criant « allez vient ma chérie ! ». On se marre bien, je me surprends à imaginer qu’on va s’en payer une bonne tranche sur ce marathon, et qu’on va passer la ligne ensemble. La réalité me rattrape vite vers le semi lorsque je commence à voir Benji un peu en retrait et ne pas s’alimenter au ravito. Au suivant, je marque un arrêt avant de repartir pour l’attendre : le regard aurait certainement suffi mais il me dit de continuer… Je m’exécute à contrecœur et mon cerveau, alors concentré sur l’effort, montre ses limites en termes de gestion des émotions… Me voilà donc seul pour finir avec un semi et étrangement la douleur de la contracture au mollet se réveille. Je me ressaisis, et décide de modifier ma foulée « pointe/plat » par ma bonne vieille « éco-talons ». Le rythme avait déjà un peu baissé sur la deuxième boucle, mais je parviens du coup à maintenir une allure aux alentours des 5’30. Les mines souriantes se crispent au fur et à mesure que je croise les copains, mais on continue à s’encourager… La pluie fait son apparition avec l’orage de manière assez brève et intense. Rapidement, il ne reste plus que les relents de chaleur humide et suffoquant du sol. Au passage devant le clan TCA « principal » où sont Delphine et mes filles, les encouragements sont tellement intenses que je ne peux retenir mes larmes… Kevin, Lionel, Gregory qui n’ont pas eu ma chance sont également sur le bord et nous soutiennent : quel état d’esprit, impossible de ne pas finir. Avant la dernière boucle Laurent à également rejoint le clan. J’imagine à peine sa déception, mais il court quelques mètres avec moi et ne laisse rien transparaitre. Il me dit que Jérôme n’est pas loin devant, qu’il craque et que si je peux je dois maintenir ce rythme. Compte tenu des discussions d’avant courses avec Kevin, je me demande quand même si c’est du lard ou du cochon. Dernière boucle ! Le mollet tient mais ça tire fort dans les quadris. Je repasse devant le clan. Cette fois-ci c’est Delphine qui m’accompagne. Elle m’encourage, m’informe que Jérôme vient tout juste de passer. Je lui réponds que je veux juste finir… Après quelques secondes de réflexion, je fini toutefois par me dire que ça serait un bon passe-temps pour les derniers kilomètres. Je recommence donc à lever la tête à la recherche d’un maillot du TCA à cibler. La ligne droite suivante je le vois : c’est jouable ! Il me faudra un bon kilomètre pour le rejoindre et le dépasser. On s’encourage et je me dis que je viens de poser la cerise sur le gâteau. Je ne réalise pas à ce moment que n’ai pas du tout fait attention au chrono depuis le départ : pas de suivi en nat (même à la transition), durée approximative en vélo, et seulement mon allure au marathon…

Fin de la boucle : Laurent a changé de place et se trouve désormais juste après le dernier ravito, il me voit m’arrêter et me fait remarquer que ça ne sert à rien vu qu’il ne reste que quelques centaines de mètres ! Il m’accompagne ensuite et me conseille avec sagesse de bien profiter de ces derniers instants. Il s’arrête, je bifurque vers la fin du parcours sur l’ile de la banane. Je ressens alors une sensation étrange de solitude car il n’y a finalement quasiment aucun supporter sur cette courte portion du parcours et également peu (voir pas) de coureur. Heureusement très vite se dessine l’arche de l’arrivée. On passe une passerelle avec à nouveau des supporters. Dernier virage, le clan TCA, encore et toujours, avec une énergie incroyable. On approche de la fin du récit alors j’en profite pour les remercier chaleureusement car ils ont été formidables pendant toute cette épreuve. Juste avant le tapis rouge, deux fées surgissent de la foule et se placent à mes côtés. Je ne cours plus, je vole. J’attrape leurs petites mains, on arrive sous l’arche. On lève les bras. On est arrivé ! J’embrasse mes filles et je retiens mes larmes comme je peux car Magnum m’attends déjà avec sa moustache et un grosse médaille. Je me tourne et regarde le chrono : la voilà la cerise !!!

PS :
- merci pour les messages pré/post course, aux supporters du TCA, à ma femme et à mes filles à qui j'ai pris beaucoup de temps, à tous les copains d'entrainement, à Gilles pour l'organisation initiale Hourtin, et aux entraîneurs du TCA.
- bravo encore à tous les finishers en XXL et M du weekend.
- aux moins chanceux/heureux : vivement la prochaine!
Dernière édition par Bertrand81 le 31 mai 2017, 11:00, édité 2 fois.

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babas
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Re: Hourtin 2017

Message par babas » 30 mai 2017, 13:17

Je féliciterai premièrement le finisher pour cette course rondement menée ! Mais je tiens à féliciter ce compte rendu de fou que tu viens de sortir Bertrand ... J'ai vécu ta course "presque " comme si j'étais sur place ! Quelle plume... Chapeau bas l'artiste tu doit être fier !
Bonne recup et un grand bravo à tous bien évidement.


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Yves de Nice
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Re: Hourtin 2017

Message par Yves de Nice » 30 mai 2017, 17:56

Un CR à la hauteur de ta course , bravo encore à toi , pour une première c'est fort ce que tu as fait :wink:
Bonne récup et à bientôt :D

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numerobis
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Re: Hourtin 2017

Message par numerobis » 30 mai 2017, 18:20

bravo mec
belle emotion !!!

Laurent_C
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Re: Hourtin 2017

Message par Laurent_C » 30 mai 2017, 19:56

Salut Bertrant,
Felicitations pour ta super course.
A lire ton CR, ça donne envie d'y retourner...
Chapeau bas. :wink:

Laurent_C
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Re: Hourtin 2017

Message par Laurent_C » 30 mai 2017, 19:56

Laurent_C a écrit :
30 mai 2017, 19:56
Salut Bertrand,
Félicitations pour ta super course.
A lire ton CR, ça donne envie d'y retourner...
Chapeau bas. :wink:

NicoMan
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Re: Hourtin 2017

Message par NicoMan » 30 mai 2017, 21:09

Bertrand , Bravo pour ta superbe perf et ton compte rendu.. on fais ce sport pour le surpasssement de soi et que l on soit devant ou derrière tout le monde est servi, pour les émotions, tout le monde est servit également .. pas de la même manière mais c'est aussi ce qui fait le plaisir d'affronter ce genre de format.

Je suis bien sur pour tous les décus qui en prépa ou en course n'ont pas été chanceux et ai une grosse pensée pour eux.. mais la roue tourne toujours..

Merci pour tous ces échanges, j'avais un peu oublié mais il nous permettent de nourrir l'envie d'aller s'entrainer pour affronter son Everest à soi...

J'ai fortement pensé a vous dans le col de l'ospedale sur les routes corses ( je vous ferais un retour) et ai mis la trifonction en votre hommage.. j'étais le seul d'ailleurs , ils m'on pris pour un taré..

Merci à ce club de permettre ces échanges et ces émotions..

Cette année je suis parti sur un délire solitaire, un délire d'ours .. mais j'éspère et je compte sur vous pour venir dans la dynamique d'embrun l'année prochaine.. et y revivre un échange collectif...

Reposer vous bien, récupérez, profitez de vos exploits , pensez vos blessures physiques et psychologiques et revenez vivre ces émotions en étant a chaque fois plus fort...

Forca TCA !!!!!!

et on attend les autres comptes rendu..

T . GEORG
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Re: Hourtin 2017

Message par T . GEORG » 01 juin 2017, 16:22

Saluts les gars, et filles, pour les plus malins comment fait-on pour trouver les temps de transitions T1, T2 sur le XXL Hourtin :?:

Laurent_C
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Re: Hourtin 2017

Message par Laurent_C » 01 juin 2017, 16:34

Salut Thierry,

Tu peux aller sur le lien suivant: http://www.breizhchrono.com/detail-de-l ... _id/10633/
Voili, voilou... :wink:

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Pink Tof
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Re: Hourtin 2017

Message par Pink Tof » 01 juin 2017, 16:42

Sur breizh chrono, il t suffit de rentrer ton nom.
T1: 5.14
T2: 3.35
Voili voilou.


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Bertrand
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Re: Hourtin 2017

Message par Bertrand » 01 juin 2017, 17:05

T'as encore fait la sieste (ou la causette ?) à la T1, Thierry ! :D

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lolo
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Re: Hourtin 2017

Message par lolo » 01 juin 2017, 19:00

Bravo Bertrand, chapeau pour ta course et ta prose.
Tu vois, tu as été au top le jour J cette fois-ci.
C’est mérité, félicitations.
 
Passé derrière toi n’est pas chose facile.
Peu importe, je vais tenter de vous faire partager cette aventure.
 
A la rentrée des classes, les élèves parlaient beaucoup d’Hourtin.
En effet, un certain Gilles en avait dit le plus grand bien et avait su répandre l’épidémie.
Lors de la réunion, ils étaient déjà une petite dizaine à être contaminés.
 
J’ai tâté le terrain, pesé le pour et le contre, l’idée a donc germé dans mon esprit. Une belle équipe du TCA se montait pour cette opération. Il fallait que je la rejoigne. Si je ne le faisais pas à ce moment là, il est possible que l’occasion ne se représente jamais. La première étape était franchie, j’avais pris ma décision. Restait la deuxième, convaincre ma moitié. Et oui, Margot n’est pas une fana de sport, mais elle sait très bien ce qu’est un Iron Man. Il a donc fallu lui assurer que je me préparerais sérieusement, que je respecterai les réactions de mon corps. Bref, du pain béni, je n’en croyais pas mes oreilles. « oui, oui, oui, je vais tout faire correctement!! ». J’en plaisante, mais elle savait très bien que c’était important pour moi et ne pouvait pas me répondre autre chose. 
Donc c’est parti, inscription à la course, réservation d’un mobil home.
Il ne reste qu’à s’entrainer. Petit souci, c’est qu’au mois de décembre, je suis incapable de courir à cause d’une espèce de tendinite aux ischios ou d’une pubalgie, on n’a jamais trop su. Résultat, au mois de janvier, une dizaine de kilo en plus et une condition physique « amoindrie ».
Je suis donc parti de loin, mais c’est revenu petit à petit.
Le vélo, avec le groupe de Laurent tous les dimanches, y compris quand l’eau des bidons gelait.
La course à pied, avec des séances qui rallongent petit à petit et qui deviennent plus rapides.
Et la natation, où j’ai suivi les conseils de Pascal qui m’ont permis de moins me battre et de commencer à sentir la glisse.
 
La préparation fut donc progressive et il me semble assez sérieuse.
J’écoutais les conseils des expérimentés: «  Ne te crames pas avec une prépa trop lourde. Durant la course, tu passeras par tous les états, de l’euphorie à la déprime. Songes à te faire plaisir. Vas y pour finir, pas pour faire un temps.»
Le temps justement, il commence à se faire long.
Car ça trotte dans la tête, elle arrive quand cette course!!! :evil:
 
Mi mai, c’est le half de Choisy le bac qui a été sélectionné par une partie de la bande pour affiner la préparation. C’était mon premier L l’année dernière. J’avais donc des repères.
La course se déroule plutôt bien car je mets 3 minutes de moins que l’année dernière en terminant dans un meilleur état.
C’est donc encourageant.
Une bonne nouvelle se rajoute à celle-ci.
J’aurai mon équipe de supporters à Hourtin.
Margot et mes deux loulous vont m’accompagner. :lol:
 
Nous voici donc partis le jeudi matin direction le sud ouest.
Stéphane, mon nouveau poisson pilote est avec nous.
On apprend à se connaitre et discutons pas mal de notre future première.
Il en ressort un phrase qui lui avait été confiée « Visualises que tu passes la ligne d’arrivée, n’envisages pas d’autre résultat, ne doutes pas ». 
 
Arrivée au camping Western Village, il fait beau, cadre sympa, jolie piscine.
On peut se détendre en famille.
Un bon petit resto le soir conseillé par le camping.
Le jour J approche, la pression aussi (pas celle que je préfère malheureusement).
Petit tour d’une vingtaine de kilomètres le vendredi matin qui permet de retrouver les copains.
Mais ça se sent, chacun est déjà dans son truc.
On fait les sacs et on pose les vélos avant de découvrir un sacré gugus.
Tu as pensé à Magnum, Bébert.
Moi, j’ai vu du Iggy Pop avec un léger accent du sud.
Le mec, Benjamin Sanson est donc plutôt chambreur et sympa avec un gros charisme.
Il nous explique tout, description détaillée des ravitos, des sacs de transitions… et nous sort aussi quelques beaux petits moments de vécus.
Il y en a un en particulier qui a fait beaucoup rire: « lorsque vous arrivez avec votre vélo, une personne va le réceptionner et le ranger à votre place dans le parc. Vous n’aurez qu’à aller dans la tente pour vous changer après avoir récupéré votre sac de transition n°2. Et là, le moment fatidique que tout le monde connait va arriver. Vous allez vous poser la question: «  je fais quoi, j’y vais ou j’y vais pas ? ».
 
Pasta party le soir avec une partie de l’équipe et Steeve avec ses enfants. On se promène sur la jetée ensuite, on essaie de décompresser. Les enfants nous aident un peu en faisant les fous.
Bon, maintenant il faut rentrer et essayer de dormir.
La météo n’a pas été de cet avis car gros coups de vents puis orages durant une bonne partie de la nuit.
Levé donc un peu dans le gaz, mais je ne pense pas que j’aurais dormi mieux au grand calme.
Petit déjeuner en essayant de ne pas réveiller tout le monde, on rejoint les copains à l’entrée du camping, on trace au parc à vélo, gonflage de pneu, ajustement du contenu des sacs de transition,  … il faut monter dans le car. Et là, ça y est je sens que c’est maintenant, on y est. « Maman, j’ai peur !! ».
On passe devant l’ancien centre de formation de la marine dans lequel j’ai fait mes classes, il y a 19 ans!
Il est complètement à l’abandon. Ca me change les idées durant une minute. Le bus s’arrête, la moitié des mecs (oui, il n’y a pas beaucoup de filles) vont se présenter devant un arbre. Je ne suis pas le seul à flipper.
On enfile la combi. Certains vont dans l’eau et nagent, d’autres comme moi font juste une petite trempette. Les masques sont là, annonce du départ dans quelques minutes tout le monde revient sur la plage. Musique de circonstance pour nous chauffer, on tape des mains. Iggy est un bon show man aussi, il sait s’y prendre pour nous conditionner et faire monter la sauce. Un drône nous survole et filme la scène, c’est prenant. La température est montée, un petit ACDC et c’est parti. Départ.
 
Putain, dans quoi je me suis lancé, wouaw, ça va être énorme…
 Les 600 gus avancent doucement jusqu’à pouvoir nager.
Je reste prudent en partant derrière.
 La nage se passe bien, l’eau est à une température agréable, plutôt claire, on voit le fond durant toute la traversée.
Quelques petits coups de coude sur les lunettes mais rien de bien méchant.
Il faut juste tenir la ligne droite avec les bouées sur la gauche.
Il y a un petit peu de vagues qui nous empêche parfois de voir au loin.
Mais c’est un plaisir, on arrive assez rapidement en vue du port.
La promenade sur la jetée m’aura permis d’avoir en tête la fin de parcours.
Ce sera un avantage, car j’en vois certains qui sont perdus tandis que je coupe au plus court les zig zags dans le port.
Sortie de l’eau dans un bon état, en 1h22 pour un objectif de moins de 1h30.
Yes, c’est bien parti. :)

On se retrouve à plusieurs du TCA pour la transition :
Youssef, Greg, Nico, Toufik arrive aussi.
C’est parti pour le vélo et premier passage devant les supporters.
Il y a déjà du monde.
La route est belle, ça file bien à + de 30km/h sans forcer.
On se croise, on se fait des petits coucous.
Youssef, Toufik et Greg me doublent.
Je garderai Toufik en vue durant toute la course.
Le premier tour se termine dans la ligne droite qui mène au port.
Les encouragements et les cris sont nombreux, c’est grisant.
Retour à la réalité à la sortie de la ville, le vent s’est levé.
Ce n’est plus la même histoire. Il faut un peu plus lutter.
Thierry me double, il est bien, il râle. « Je me fais chier, je n’ai personne à qui parler. »
Fin du deuxième tour, tout va bien. Je suis à un peu plus de 31km/h de moyenne.
Mais celui qui s’était fait attendre arrive, notre ami le soleil se fait de plus en plus présent.
Le troisième tour sera le plus difficile car il faut tenir mais pas se vider avant la course à pied.
Je me dis que c’est le bon moment pour profiter du ravito perso.
Des bons petits sandwichs jambon beurre, miam miam.
Sauf que le stand est placé en plein soleil, le sandwich est tout cramé, immangeable.
Tant pis, je mange alors petit à petit mon copain Toufik.
Il reste derrière moi durant plusieurs kilomètres puis me double « t’es un bon poisson pilote Lolo. Si tu veux on fait le marathon ensemble ». Ca fait du bien de discuter un peu.
La fatigue et le soleil ont entamé mes forces.
Alors pourquoi pas, je me sens rassuré.
On termine le vélo, mais Touf a semble t’il plus de mal que moi.
Ca y est, on peut donner notre vélo pour qu’il soit rangé dans le parc par un bénévole.
La classe.
Parcours vélo en 5h59minutes. Nickel, comme je l’espérais. :D

Mais lorsque je pose les pieds par terre, aille.
J’ai un souci au pied droit, il est engourdi et me fait mal en même temps.
C’est la barre de la pédale. Je marchotte comme je peux, récupère mon sac et m’assois dans la tente.
On est bien là, on nous sert à boire pendant que l’on se change, on nous badigeonne de crème solaire. Et Iggy avait bien prévu le coup, on se dit « bon, j’y vais ou j’y vais pas ».
Parce que si marcher c’est dur, courir…
Toufik me fait signe d’y aller. Je sors de la tente et donne mon sac. Une dame me dit : « vous partez avec vos gants de vélo ? ». Je ne suis vraiment pas dans mon assiette, car je m’aperçois aussi que j’ai oublié ma casquette.
Je vais tenter de boucler le premier tour et on verra ensuite.
Pénible ce premier tour, je suis fatigué, c’est normal, mais je souffre.
Je me mets à pester. Cette douleur ne veut pas partir. Je rattrape tout de même Matthieu et discute un peu avec lui. Je lui explique que je ne suis pas bien que je pense arrêter. «Non, ne le fais pas, c’est ça un Iron Man, Laurent. Si tu veux tu fais comme moi, tu marches, tu coures. On a le temps, au moins 6 heures ».
Mais je ne peux pas faire ça, je n’y prends aucun plaisir. Je lui demande comment il se sent : « je suis heureux ». Quel mental ce Matthieu !
Le tour s’achève, je n’en peux plus, on passe à 50m du camping.
Je songe à la piscine, j’y serais bien avec mes chéris.
T’as voulu voir, tu sais. C’est pas pour toi. Tu auras fait la natation et le vélo dans un temps correct, c’est bien. Reste à aller voir les arbitres.
Mais le passage devant certaines personnes va tout changer.
Ca doit se voir que je suis au fond du trou et que je n’ai plus d’envie. :shock:
« Vas y Lolo, c’est dans la tête. Bois du Coca !!! ».
Elle est marrante Sandrine…je le sais bien que c’est dans la tête.
Mais oui, tu as raison. C’est bien ça. C’est tout ce qui me reste, ma tête.
C’est elle qui décide. Alors, je me laisse aller, je chiale comme un enfant en me prenant la tête dans les mains. Les gens n’osent plus rien me dire. Mais ça me vide, ça me fait du bien. Je termine la petite boucle de l’île et passe devant Lionel et Greg. Après avoir vu Kevin, ça me secoue et me booste encore un peu. Je repars sans être convaincu pour le deuxième tour car j’ai toujours mal et suis raplapla. Et qui je vois avec son sac à dos ? Laurent. Il me pose quelques questions et comprend vite que ça ne va pas. « N’abandonnes pas tu n’as pas le droit, marches un peu pour reprendre des forces et bois du Pepsi. » Un instant de lucidité m’amène à lui demander « mais, tu as déjà fini ta course ? »
« J’ai arrêté, j’ai abandonné ». Oups, j’hésite entre « tu te fous de ma gueule ? » et « merde, mon pauvre ». Mais je préfère le laisser tranquille car il avait sûrement de bonnes raisons, pas la peine de revenir dessus. C’est vraiment sympa de venir soutenir les copains après ça.
Donc je repars en sachant que ça peut arriver aux meilleurs. Ouai, c’est pas une course facile. Justement, c’est pour ça qu’il faut la finir. Tu seras encore plus fier si tu y arrives. Je mets en pratique les conseils de papa et maman Guerbois (merci). Je n’ai jamais bu autant de coca. Je marche un peu pour récupérer. Les sensations reviennent, la douleur disparait. Je cours mieux. Le deuxième tour s’achève devant le clan TCA. « Bravo Lolo, t’as plu la même tête !! Qu’est ce que tu as fait ? Tu vas y arriver. »
Et oui, je commence à me souvenir de la phrase de Steph. Je me vois passer la ligne.
D’autant plus que j’ai donné rendez vous à mes trésors à 17h30 à ce même niveau. Un tour, et je les retrouve. Je suis obligé d’y parvenir. Je cours à 9,5-10km/h et m’arrête à chaque ravito en prenant mon temps. Je croise Ben qui a fait quasiment toute la fin de la course en marchant, il a du mérite.
C’est ce qui est bien aussi dans ce genre de parcours. On se croise et on s’encourage, on se tape la main. On se chambre aussi un peu. N’est ce pas Gilles !!! Chacun est dans sa course mais un petit signe apporte beaucoup. Je vois le visage d’Asdine. Wouaw, quelle détermination ! Tout le monde la veut cette arrivée. Avant dernier tour, surtout ne te grilles pas. Je continue et réalise que c’est maintenant qu’il faut profiter. Détends toi, regardes ce qui se passe autour de toi, c’est pas un truc que tu vas faire tous les jours.
Je vois Thierry qui est accompagné par sa femme en vélo, de même pour Matthieu. C’est une image sympa. Retour vers l’île aux enfants, il n’y a plu tout le clan TCA. Mais à la place, ils sont là, oui ils sont bien là mes loulous avec ma Margot. Les larmes ne mettent pas une seconde à couler, je les embrasse. « Il me reste un tour, Margot. Je vais y arriver. » Elle est émue évidemment aussi. Yann et Clément crient « allez papa ». Quel bonheur !
Je fais la petite boucle, repasse devant eux, Clément se met à cavaler à côté de moi, il est fier.
Pour le dernier tour, je remercie les bénévoles aux stands et savoure.
Au retour, j’aperçois Matthieu avec Toufik qui n’est pas bien. Ils sont aussi dans leur dernier tour, Toufik me dit que ça va aller. Et puis il a son ange gardien avec lui.
Je termine en partie avec Matthieu (Marsouin) qui est bichonné par sa femme. On se dit un petit mot, il lui reste un tour. Il va terminer aussi.
Maintenant, je ne m’arrête plus, je double et redouble. Oui, depuis plus d’un tour la moitié des gens marchent. J’arrive sur l’île banane où un petit cadeau nous attend avec une bonne partie sablonneuse. C’est le bonus.
C’est bon, c’est la fin tu as réussi Lolo.
J’arrive sur le port et vois mes deux cocos qui m’attendent. Au cas où, je demande à l’arbitre si je peux. Et on file tous les trois vers la ligne d’arrivée où nous attend Iggy torse nu les mains en l’air à faire le show. Margot est bien placée et nous prend en photo, c’est le pied. J’ai le droit à l’accolade du maitre de cérémonie qui remet la médaille. Je le remercie pour cette super course. J’embrasse mes loulous avant qu’ils ne filent.
Oups, j’ai oublié ma montre. 12h24.

Hey, pas mal mec. :lol:

Tu peux aller t’en siroter une maintenant…

PS : quelques jours plus tard, j’ai toujours toutes ces images dans la tête.
Oui, en effet c’était un truc énorme et bien plus que je ne l’avais imaginé.
Merci Margot de m’avoir permis de le vivre.
Bravo à tous les finishers. Merci à Laurent pour tout ce qu’il a fait durant la préparation, et pour être resté nous soutenir.
Merci et bravo aux supporters du TCA.
Merci à Stéphane pour sa patience en voiture.
Sérieusement, je suis très content d’avoir fait plus ample connaissance avec toi.
Merci à Gilles pour l’organisation.

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Bertrand81
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Re: Hourtin 2017

Message par Bertrand81 » 01 juin 2017, 21:43

Énorme Lolo! Méga bravo.
En fait nous les bleu bites on a tous chialé comme des madeleines... Il va falloir qu'on travaille ça pour la prochaine quand même.

Delphine
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Re: Hourtin 2017

Message par Delphine » 01 juin 2017, 21:46

Encore un CR qui fait pleurrer !!! Un super CR pour une super course. FELICITATIONS. Tu avais vraiment une foulée légère et avec un beau sourire en passant devant nous tu étais magique ;) à quand le prochain? On va prévoir un mégaphone la prochaine fois car j'ai perdu ma voix pendant 4 jours....

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