CR de course : Le triathlon CLM par équipe format S de Luis aux Mureaux le 22 mai 2022

Triathlon CLM par équipe Format S des Mureaux du 22.05.22 (750-19.6-5.5)

(A la base de loisir de Verneuil sur Seine

A ce qui parait le sport ça rend beau : « oh put…biiiip  j’vais tout faire péter mon Colonel ».

Dans notre équipe il y a Alain Bertrand Éric Stéphane et moi.

Objectif déclarer la guerre au Chrono et battre mon temps de 2018 qui était de 1h26’, en sachant que la partie course à pied, cap, annoncée cette année est un peu plus longue (500m en plus) et plus de dénivelé positif.

Stratégie : vu que c’est un contre la montre par équipe nous avons le droit à la poussette. Alain sera mon guide en natation, Stéphane sera mon guide en tandem et en cap avec le fil d’ariane, Bertrand me fera de la poussette sur mes lombaires, Éric fermera la marche pour sécuriser le groupe en cap, Alain sera devant pour ouvrir la marche et sécuriser les passages litigieux en cap

Après une longue blessure et covid, j’ai repris l’entrainement le 11.04 avec Stéphane, cette épreuve nous sert de réglage en vue de préparer le tri L de Troyes le 05.06.22 (2700m-80-21)

Nous déposons nos affaires sur la zone de tranition avec tous les préparatifs qui vont avec pour perdre un minimum de temps pour les 2 transitions à venir (natation-vélo et vélo-cap)

Sur la plage Stéphane et ensuite Alain m’aident à mettre ma combinaison, j’ai encore 8 kg de saindoux abdominal à perdre, pas évident de rentrer dedans !!!!

Alain sera mon sous-marin destroyer dans l’eau, l’homme qui nage aussi vite que moi en marchand (4 km/h), un léger entrainement dans l’eau ensemble pour s’échauffer, sachant que nous n’avons jamais nager tous les 2.

C’est le top départ, témparature annoncée 21°C dans l’eau.

Jusqu’à la 1ere bouée tout va bien, Alain nage à mon rythme trop cool, mais après c’est l’effet ‘’kisscool’’, il se met à accélérer et moi je me mets à suffoquer dans l’eau, j’ai plus de souffle en apnée pour le crawl, je nage un truc qui ressembe à du grand n’importe n’a uoiq !!! une espèce de brasse canidé !!!

Et le 2e effet kisscol me direz-vous ? et bien c’est Bertrand qui me choppe la cheville pour une poussette, pour moi c’est la buvette, non pas sous forme de tasse mais format gros bol, je tousse je crache mes poumons par la gorge, question kiné respiratoire je viens d’éliminer tous les effets du couid en moins de 5 secondes !!!!

Eric Bertrand et Stéphane qui sont derrière moi, ils doivent être mdr en voyant la scène, ‘’ça va Luis’’  je réponds en toussant en fin de souffle ‘’ouais ça va’’ tu parles on vient d’essayer de m’assassiner dans l’eau !!!!

Je n’oublie pas ma guerre contre le chrono, je m’accroche, un peu de crawl de brasse canidé et à environ 75 m de la plage Stéphane m’indique de battre des jambes bien fort pour refaire circuler le sang, afin que je sorte de l’eau sans tituber.

Notre 1ere transition vers le tandem nous courrons, arrivés à notre emplacement je mets mes lunettes gants casquette et casque, je me mets sur le dos pour qu’Alain m’enlève la combi des jambes et Stéphane me donne les chaussures de vélo et nous repartons en courant, arrivé à la fin de la transition nous enfourchons tous nos avions de chasses pour la suite du combat, notre ennemi le chrono…

Nous sortons du chemin de la base pour arriver sur la route, les conditions sont idéales pour porter des attaques nous sommes devant Alain Bertrand Éric derrière dans la roue, il est interdit de rouler en peloton avec les autres équipes car c’est un clm, nous accélérons franchement pour prendre de la vitesse, quelques hectomètres plus loin, la partie la plus dangereuse pour nous, faire demi-tour sur la route sans rond-point pour nous aider la route est étroite, je déchausse côté gauche au cas ou mais ça passe de justesse avnat le bas côté de la route, les doigts dans le nez !!! (non non les mains sur le guidons).

Je rechausse et c’est partie pour une belle partie de manivelles , le parcours a une forme d’accent ^ pour le dénivelé +/-, c’est-à-dire un dénivelé léger à descendre puis à monter et rebelotte à faire 4 fois en tout (4.5 km environ par longueur), le vent ne nous embête pas, entre chaque demi- tour nous sommes à plus de 40 km/h de moyenne et mon compteur affichera une vitesse max de 48 km/h, Alain prendre quelques relais et ira devant pour nous ouvrir la route  pour sécuriser nos dépassements sur les équipes qui roulent moins vite, j’ai repéré les endroits stratégiques du parcours pour boire et manger sans s’étrangler et être à donf dans l’effort et tenir la cadence, l’équilibre avec les à-coups dus à la  vitesse quand nous traversons les 2 ronds-points situés avant le 3e qui sert pour le demi-tour du parcours.

Éric et Bertrand restent pour le moment bien au chaud dans la roue du tandem, ils s’économisent en attendant la cap…

L’épreuve vélo passe très vite, sur la route étroite, nous sommes sur le côté droit de la route séparé par des plots du côté gauche qui sert pour le retour, nous doublons une équipe à notre droite et nous-mêmes nous nous faisons doubler par une autre équipe à notre gauche, la moindre faute de trajectoire, de coup de coude ou imperfection de la route et ça partira en live pour tout le monde, mais ça passe en douceur mains sur le guidon ? (non je suis cascadeur c’est tous les doigts dans le nez cette fois-ci).

 je sais que j’ai ralenti le groupe du fait de ma natation exécrable et c’est chaud de rattraper le temps perdu dans l’eau, nous doublons des équipes concurrentes  mais elles ont au moins 10 km d’avances sur nous, et je sais que mon niveau de cap ne va pas arranger les choses, je me donne à donf en n’engardant un petit peu sous la pédale pour la cap.

Ça y est dernier virage à droite et nous rentrons dans la base, un dernier point chaud avec un dos dde dromadaire haut et très court en longueur, avec la vitesse nous décollons de la selle avec un atterrissage sec, ouf ça passe sans casser les cocougne…. biiip noisettes !!!!

Voilà la zone de transition, el un Lucky-Luke (the powerlone some triathlète …) nous descendons de joly-Jumper, nous courrons Stéphane prend les rênes de sa main gauche et je lui tiens le coude droit et il me dirige dans méandres pour regagner notre écurie…

Nous déposons le tandem, le temps d’enlever le casque de changer de chaussures et de prendre le fils d’ariane et nous voilà sur la partie cap, elle aura des petites bosses à monter et à descendre, ça va être casse pattes, nous avons 2 torus à faire, un vrai clm à pieds et que sur de l’herbe courte un vrai régale pour moi.

La guerre continue contre le chrono, la cap n’est pas à mon avantage, mais la surface surtout de l’herba pas trop haute et peux de calcaire va ce révéler assez facie pour courir dessus sans trop de pièges à con pour moi, stéphane ssur le 1er tour mémorise les obstacles pour tout donner le tours suivant.

Comme nous avons le droit à la poussette Bertrand commence à ma pousser dans les côtes, beaucoup de concurrents qui nous doublent nous encouragent tout comme mes 4 comparses. Eric bloque un peu, il n’est pas à son avantage suite à sa chutte en vélo de dimanche dernier (cela doit lui tirer sur les croutes)

C’est le 2e tour qui arrive, et la ça va ‘’iech’’ pour moi ça pousse à fond dans les montées et sur le plat, les jambes sont nickel RAS, je respire comme un bœuf je suis au max de ma VO2max mais je tiens je ne lâche pas prise la vrai difficulté réside dans la fin d’une montée suivie d’une descente, mes yeux ne compensant pas la vitesse me prend au dépourvu, Stéphane et Bertrand se mettent à ma hauteur pour me rattraper en cas de chute ou de mauvaise trajectoire sur un virage, il reste 1400m sur une partie bonne du parcours je lâche le fil d’ariane, je me mets derrière Stéphane et je relève la tête pour essayer de le chopper dans mon chaps visuel périphérique du bas, sa silhouette apparit enfin pour le suivre, il m’ouvre la route et Bertrand derrière me pousse aux lombaires ,c’est chaud pour moi car à la moindre imperfection qui lui échappe je me retrouverai les 4 fleurs en l’air sans pouvoir anticiper … c’est la seule façon que nous ayons pour battre le chrono.

Je cours je vole, que dis-je je suis un avion de chasse à pied sur quelques hectomètres !!!!

Je reprends le bras de Stéphane il reste moins de 500 m, je donne tout, mais ce qui va me ruiner c’est le petit coup de cul sur 6-7 m à 15% (celui à la sortie de la plage de la natation), la ligne est à moins de 100m, que c’est dur d’être dans le dur, je tiens l’avant-bras de Stéphane qui me tire pendant que Bertrand me pousse, il paie aussi ses efforts de poussettes, mais voilà la délivrance … mais avant faisons travailler vos neurones

Question pour un champion,

Je suis comparée à la délivrance … je suis-je suis

Je suis  orthographié en 7 lettres écrites à terre ou sur une banderole je suis  je suis …

En générale signalé au sol par une ligne blanche avec un A ou avec mes 7 lettres … je suis-…

A côté de moi il y a le chrono … je suis-je suis…

L’Arrivée ah oui oui oui oui oui c’est une bonne réponse collégiale !!!!!

C’est l’arrivée pour nous franchis ensembles, je ne connais pas mon temps officiel mais c’est sous les 1h25’, donc j’ai battu mon chrono de 2018 d’au moins de 1’30’’

Merci les gars sans vous je n’aurai rien pu faire et le classement 56e/72, mais un 1h24’35’’ soit 2’ de moins, je suis content par ce temps mais déçu de ma place au général, si je me réfère à mes souvenirs de 2018 ; le temps du 1er est le même, avec 34 équipe en moins et surtout des meilleurs temps intermédiaires avant moi.

C’est fait, merci aux organisateurs qui nous ont laissé une place avec de l’espace pour le tandem pour mettre, eht non éparpiller nos affaires sans les perdres.

Merci à Isabelle et Maria-Luiza qui sont venues me supporter, ains que les gens du TCA et autres anonymes aimant le sport.

Message perso pour Éric ! même si tu as souffert sur la cap de ce tri ne lâches rien pour Troyes.

Merci Alain Éric Bertrand et Stéphane, maintenant que j’ai exploser mon chrono je vous offre le champagne.

‘’J’ADORE QUANE UN PLAN SE DEROULE SANS ACCROC AH AH AH AH AH !!!!!