Aquathlon d’Andrésy 25/03/18

Après des années d’absence, le triath’club d’Andrésy est très heureux de vous annoncer le retour de son Aquathlon jeunes ! Cette épreuve sera ouverte aux enfants et se déroulera le 25 mars après-midi à la piscine Sébastien Rouault d’Andrésy. Plus d’infos à venir prochainement

Message de Matthieu Marchand, responsable de l’organisation : « Après quelques années d’interruption, l’aquathlon du club fera son retour le dimanche 25 mars après -midi pour toutes les catégories jeunes 8) Réservez la date :wink: Nico D fera les inscriptions pour nos jeunes qui seront prises en charge par le club. L’aquathlon se déroulera à la piscine et dans les rues qui la surplombent. Pour une organisation optimale, 40 bénévoles seraient le top pour l’encadrement répartis sur 5 secteurs (piscine, parcours course à pieds, accueil, restauration/ ravitaillement, aire de transition, zone d arrivée). Une adresse mail à été créée pour l’événement aquathlonandresy2018@mail.com

Une belle après midi en perspective 8)

Stage de Noël

On perpétue les traditions en vous proposant de maintenir quelques entrainements durant les vacances de Noël. Rendez-vous sur les créneaux suivants :
Natation :
Contrairement à ce que nous avions annoncé, la piscine d’Andrésy sera malheureusement fermée pour travaux du 25 décembre au 07 janvier 2018 ! Rudy proposera sur le forum des séances que vous pourrez effectuer dans une autre piscine.
Course à pied (avec les coachs Eric et Nico) :
– Mercredi 27 décembre à 19h30 (séance Hors-stade)
– Mercredi 03 janvier à 19h30 au stade Diagana
Un grand merci aux coachs pour leur présence et leur dynamisme. Remerciements également à la mairie d’Andrésy pour la mise à disposition du stade Diagana 🙂

Le Duathlon de Franconville

Une belle délégation de notre école de tri était présente sur le duathlon de Franconville, manche du championnat régional. Un grand bravo à nos jeunes pour leurs performances, à nos coachs et aux parents présents pour le soutien ! Résultats détaillés à suivre

Le CR de Nico Desfeux, responsable de l’école de tri : « Finalement une météo assez clémente mais un terrain rendu très gras par les fortes pluies matinales et le passage du r&b adultes. 21 jeunes du TCA au départ et 2 podiums Rémi Ratgras 3eme pupille garçon Adam BELHABCHI 3ème poussin garçon. A noter aussi la 4ème place de Manon Annequin en minime fille pour sa 1ère année dans la catégorie. Félicitations à tous pour les belles courses et sourires à l’arrivée ! Pensées pour les parents dont le nettoyage des vélos et des vêtements n’a pas dû être facile…On continue à bien s’entraîner ! Les coachs du TCA sont fiers de leurs troupes. »

Les résultats : Cliquez ici

Le Chocotrail d’Hardricourt

Félicitations à l’ensemble de nos membres présents ce matin sur la 4e édition du chocotrail d’Hardricourt. Au programme de cette journée 5 distances : un 24km, un 13km, un 8km et deux courses enfants de 3 et 1.5km. A noter la belle victoire chez les cadettes de Justine Pinel qui termine les 8km en 54min22. Un grand bravo à l’organisation pour cette belle journée sportive.

Sur le 24km :

  • 90e sur 737 arrivant, Dominique Champion
  • 160e Thierry Georg
  • 229e Estelle Delmur
  • 260e Catherine Gillet
  • 282e Olivier Dauvergne
  • 297e Pascal Latuille
  • 440e Soumia El Qoqui
  • 524e Nicolas mercier
  • Félicitations également à nos anciens membres Guillaume Loubière 196e et Michael Mazabraud 259e

Sur le 13km :

  • 12e sur 1033 arrivants, Sebastien Beucherie
  • 51e Emmanuel Randon
  • 53e Thomas Lemaire
  • 154e Julien Cellier
  • 169e Laure Pinel (4e V1)
  • 172e Sandra Furtak (5e V1)
  • 261e Amélie Mevel
  • 347e Delphine Roca
  • 667e Laurence Aissiou
  • 668e Daniella Annequin
  • 669e Elodie Duraffourg

Sur le 8km :

  • 1ere cadette Justine Pinel (67e scratch et 12e femme)

Les résultats complets : Cliquez ici

Le Cross de Sartrouville

Notre Asdine poursuit sa tournée des cross. Après les Mureaux le voici à Sartrouville pour une épreuve dans la boue de 8.5 km. Sur cette 33e édition, Asdine Aissiou n’a pas démérité et termine 49e de la course junior-vétéran en 35min34. Bravo !

Les résultats : Cliquez ici

Récit de Luis sur l’ultra de Millau 2015

Luis (à droite) lors des 20 bornes d’Andrésy 2017

Luis Guerreiro, nouveau venu et premier handisportif du club vous propose de revivre son périple lors de l’ultra-marathon (100km) de Millau de 2015. Mal-voyant, Luis était accompagné sur cette épreuve de son guide Rénald. Nous vous proposerons prochainement une mini interview de Luis afin de vous présenter son parcours et son projet sportif.

Le CR de Luis : « Je résumerai cette épreuve sportive par le refrain suivant d’une célèbre chanson de De Palmas : ‘’ Car j’étais sur la route, Toute la sainte journée, J’ai pas eu de doute, En moi s’immiscer’’. Après 9 mois d’entraînement, de blessures, d’adaptation de l’entraînement le Jour J et l’Heure H arrivent … tel un DSK attendant sa proie dans sa chambre, j’attendais ma proie asphaltique sous mes glycérine blue, je suis pressé d’en découdre !!!!!

Vendredi 25.09.2015 J-1

Avec mes colocataires et futur forçats de la route, nous arrivons enfin à Millau, nous allons au Parc de la Victoire chercher nos dossards, il y a foule. En sortant du parc une fanfare joue l’éloge funèbre, ah ben sa promet, et juste derrière elle enchaîne sur la Marseillaise, ah ça va déjà mieux !!!! Nous nous installons au camping, puis dernières vérifications et réglages pour les vélos ravitailleurs qui vont nous suivre sur le cent bornard. Nous dînons tous ensemble, nous nous chambrons, franche rigolade, évacuons le stress d’avant course car demain ça va moins rigoler.

Samedi 26.09.15  Jour J

6h45 H-3h15, nous nous réveillons tranquillement, petit déjeuner, et badigeonnage de pommade chauffante sur les jambes et de la nok sur les pieds, bidons de boisson hydratante dans mon sac à dos de trail et les poches arrières du maillot cycliste remplies de différents gels. 8h00 H-2h nous partons vers le parc de la victoire et déposons le camion à 2 km du départ fictif. 8h30 les vélos ravitailleurs partent pour nous attendre dans la zone de stockage au km 7, Mehdi sera le notre. 9h15 nous partons du parc pour rejoindre le départ réel au centre ville de Millau à 1 km, nous sommes plus de 2.000 personnes sur la route, le peloton est énorme, il s’étire sur bien 400 m.

10h00 ça y est le départ est lancé, je suis avec Rénald mon guide et Laurent, nous allons courir tous les 3 ensemble.

Km 1

Comme sur le Tour de France Cycliste, le coup du passage à niveau …Le passage à niveau coupe le peloton les 2/3 passent, le 1/3 restant à défaut de courir nous regardons passer le train, le machiniste klaxonne d’encouragement. Mon guide et moi sommes reliés par une cordelette afin de me diriger en cas de danger ou d’obstacle et Laurent court de l’autre côté de moi, tel 3  »top gun » aven nos pieds nous courons, il ne manque plus que le groupe Berlin et son  »take may brath avay », note histoire d’amour ne ce fera pas avec une psy aux cheveux blonds, mais avec de l’asphalte noir sur la route…Nous courons tranquillement la route va être très longue ….(oui je ne le sais pas encore mais elle va être beaucoup plus longue que prévue !!!!) La foule nous encourage, le peloton restant, est encore très compact.

Km 5

1er ravito ras et nous récupérons plus loin notre vélo suiveur.Pose pipi pour Laurent,  nous marchons afin de l’attendre

Km 7

Nous arrivons dans la zone de stationnement des vélos ravitailleurs, nous récupérons Mehdi comme prévu et va nous supporter sur les 93 km restant

Km 11

Juste après le 2e ravito mon 1er bobo d’ampoule un coup de nok et ça repart

Km 15

3e ravito ras, depuis le début nous longeons le Tarn qui se trouve à notre droite, le ciel est bleu et le soleil chauffe mais pas assez à mon goût.

Km 20

4e ravito ras et 1/5 du parcourt de fait, nous sommes dans notre rythme ficé de 8 km/h, le 21e km est le semi, fin du parcourt tranquille nous enjambons le Tarn et revenons vers Millau, 1ere bosse nous la passons en marche à pied

Km 25

5e ravito, et passons au Chrono intermédiaire, déjà plus de 3h00 de course, au loin les meilleurs sont déjà arrivés sur le marathon et enchaînent sur le 100 km, nous nous courons à notre rythme, les jambes sont ok, les pieds supportent la course, ras pour le moment

Km 30

6e ravito j’aime pas cela !!!! ….Les tendinites me chatouillent derrière le genoux de la jambe gauche, et sur le pied droit, côté gros orteil et sur l’Achille, c’est pas bon signe, et ce que je redoutais vient juste d’arrivé en quittant le ravito, une gorgé de boisson et les premier ‘’sploque’’ du bruit du liquide ingurgité dans mon estomac mais rien n’est digéré, j’ai le ventre gonflé, comme celui d’une femme enceinte !!!!  le seuil critique n’est pas loin je me force à courir. Ce phénomène de ventre balloné est apparu entre le 25e et le 30e km, je ne le sais pas encore mais cela fa changer la donne de ma course. Le dossard 990 une jeune demoiselle les pieds en feu me demande de la nok, je lui en donne et Mehdi lui masse les pieds.

Km 35

7e ravito, je viens de toucher le fond !!!!! C’est les grandes marées dans mon estomac que du liquide et rien ne passe en digestion, c’est comme Alerte à Malibu ….Les tendinites me font mal, j’ai le niveau d’eau jusqu’au diaphragme, je m’assois sur un muret, je remets de la nok aux pieds, ça chauffe dans les chaussures !!!!, il faut absolument éviter l’aggravation des ampoules si je veux aller loin !!! La température au meilleur de la journée sera de 23-24 degrés, pas de vent. Nous quittons le ravito, de là j’annonce à mon guide, Rénald, que je suis déshydraté du fait du manque d’absorption des liquides et des solides par l’estomac et les tendinites me font mal, il nous reste 65 km à faire, et hors de question d’abandonner, la seule solution est de continuer en marche à pied.

Mon guide Rénald à la sciatique qui le tire il préfère courir que marcher, chacun son rythme, quant à Laurent nous lui proposons de continuer sa route et de ne pas nous attendre. Je sens que la nuit va être beaucoup plus longue que prévu, m’en fous je suis une vraie tête de mulle, plus  connue sous le nom de  »pas grave le mental est là », je me suis entrainé pour faire face aux imprévus, min entrainement finira par payer, il y a un côté kiffant de changer sa stratégie de course en fonction des aléas, et là je vais faire la plus longue marche à pied de ma vie, 65 km, quand je vous dis que ça va être long !!!!

Km 41

Rénald dans Millau me guide via la cordelette, beaucoup de voitures et de piétons, une dame voyant la scène a compris que j’étais mal voyant et me caresse lavant bras droit et m’encourage par un ‘’bravo c’est beau ce que vous faite’’

Km 42.190

Arrivé à Millau sur la fin du marathon pour nous en 6h42’, j’ai oublié les secondes ….enfin vu le temps que je vais mettre pour le faire c’est anecdotique … avec mon guide déjà 7 km de marche et prenons le temps de nous faire masser et le podologue en profite pour me crever 2 ampoules, et prend une photo de mon pied droit tellement qu’elles sont belles les ampoules !!!!  (elles ont leurs chances n’ont pas pour concourir chez Elite mais chez Fréddy Kruger ….). Nous quittons le parc, Arnaud qui faisait parti du groupe des bons à du abandonner sur blessure, il nous encourage pour aller au bout, ainsi que la maman de Rénald. Nous continuons à marcher sur le parcourt du cent, notre vélo ravitailleur à la pêche et nous fait des blagues. Nous croisons sous la flamme rouge le vainqueur de l’épreuve, nous l’encourageons ; il arrivera avec un temps de 7h26’ sur l’arrivée du 100 incroyable !!!! (record de l’épreuve 6h40 sur le 100 ), il avait pas une mine très fraiche, telle un poisson dans un étalage sans glace, je pense que ma mine à l’arrivée sera plus que pourrie …

Km 45

9e ravito, marcher me fait du bien, plus de balancement lié à la course à pied et l’estomac au calme reprend son activité naturelle, le massage m’a reboosté et les tendons commençant à être mieux hydratés me font moins mal, mais car il y a toujours un mais, le plus dur reste encore à faire, nous sommes vers le 48e km une côté de 8/100 sur 1-1.5 km de long nous attends, et avec le soleil dans la figure c’est pénible pour mes yeux, le coup du projecteur dans la figure, ‘’nous avons les moyens de fous faire parler !!!!’’ ma rétinite pigmentaire n’aime pas cela. Je change de casquette pour une avec une visière plus longue, la route un vrai billard, Rénald a côté de moi ne dit rien , mais je sens qu’il est à la peine, ça démarche s’en ressens, Mehdi reste avec lui pendant que je monte cette difficulté à mon rythme. h j’oubliais, nous avons croisé la 1ere féminine, son mari sur le vélo l’encourageait, nous l’avons aussi encouragé, elle devrait finit sur un chrono de 9h15, elle m’a mis presque 50 km dans les dents !!!!! es grands adducteurs me font mal.

Km 49

Ayant pris de l’avance je me permets de faire une pause et essayer de contempler cette ouvrage magnifique avec le peu de vue qu’il me reste, il est tellement haut qu’il parait fin et maigre la bonne nouvelle c’est la fin de la côte et nous allons amorcer une descente de 3-4 km vers Saint-Georges. Devant ce monument je me sent riduculement petit, je ne suis pas plus grand qu’une fourmi !!!!

Km 50

Il est là, signalé par terre au début de la descente, enfin la moitié est réalisé, mais encore une autre moitié à faire et c’est la plus dur !!!! nous commençons à croiser les meilleurs qui seront dans le top 100 du classement, pour ma part le top 2000 sera plus à ma porté !!!!

Km 53

11e ravito, oui le 10e je l’ai pas compté il était à la sortie de Millau ras,Donc nous arrivons à Saint-Georges le soleil se couche tranquillement, il en a bien de la chance, comme j’aimerai être à sa place, me coucher et dormir, mais avant j’ai une histoire d’amour à finir !!!!2e passage sur la table de massage pour moi, les grands adducteurs me font super mal et les étirements pratiqués par le kiné me tordent de douleurs sur le coup, mais après ça soulage un peu.

Rénald, pour lui impossible de repartir, la douleur de sa sciatique est trop vive et il boîte, il décide de s’arrêter là et rentrera par la navette, Mehdi l’encourage pour reprendre la route, mais j’ai compris par son boitage que pour lui c’est mort.C’est maintenant Mehdi qui va  me servir de guide. Nous sortons de la salle, ça y est il fait nuit noire, c’est ce que je redoutais le plus, le noir de la nuit, le noir de l’asphalte c’est du transparent pour moi et plus aucun point de repère visuel, tout est plat rien de ressort, mon histoire d’amour ce corse, mais je compte bien l’embrasser pour le ma faire et la finir jusqu’au bout !!!! lol doit être 20h30 à peu près il me reste 47 km de marche à faire, je pense arriver à Millau dans 10 h …. Ça c’est la théorie. Je ne le sais pas encore mais dans la pratique je mettrai 12h32’, j’ai encore oublié les secondes …Nous sortons de la ville et une longue ligne droite de + de 7 km m’attends

La nuit est pour le moment que fraîche, un clair de lune extraordinaire après avoir quitté le village, la pleine lune sera pour la nuit suivante, elle va m’accompagner sur tout le chemin et aucun nuage ne viendra la masquer, là je suis bien je suis prêt pour en chier le temps d’une nuit blanche… ma nuit d’amour prend forme. Je me suis entrainé pour ça au Portugal, ça va le faire, pas les doigts dans le nez, mais ça va le faire(bon que les choses soient clair celui en lisant cela pensait que j’allais les mettre dans le cul mes doigts, ou l’inverse peu importe et ben c’est raté je mange pas de ce pain là !!!!)Nous rencontrons de plus en plus d’ultra-marathoniens qui sont sur le retour, et cette nuée va durer jusqu’au 70e km. Les étirements faits sur la table de massage m’ont soulagé les grands adducteurs et avec la fraîcheur l’effet froid, calme la douleur, et les vibrations de la marche me font comme une sorte de massage bénéfique sur eux. Au plus froid de la nuit il fera entre 3 et 5 degrés suivant les endroit et la bouche qu fume à chaque expulsion d’air. Sur cette longue ligne droite un air me vient à la tête, je sifflote l’air de  » j’ai demandé à la lune » d’Indochine, dans l’album Paradize sorti en 2002.

Km 57

Nous quittons un village dont j’ai oublié le nom et la ça tape tout de suite dans le dur, froid pas plus de 5-6 degrés, humidité dans cette forêt et une belle côte avec 2 virages en tête d’épingle, les pourcentages avoisinent et dépassent les 10/100, impossible de couper la route, car il y a beaucoup d’ultra-marathoniens qui sont sur le retour, n’ayant aucun marquage au sol, je demande à Mehdi de resté sur le côté droit afin de me guidé via son feu arrière rouge qui me sert de file d’Ariane, et éviter de tomber sur le ravin du bas côté de la monté12e ravito un verre de coca et je repars de suite sans m’attarder, la route est encore longue… et la c’est  »tes yeux noirs » de l’album 3e sexe d’Indochine … La lune est toujours sur ma gauche elle est mon ange gardien de cette nuit d’amour asphlatique.

Km 63

13e ravito avant la descente de 7 km vers Saint –Affrique, Mehdi indique que je suis mal voyant et une bénévole, Marie Françoise me prend en charge, je bois de la soupe chaude salé, hum ça coupe bien l’effet sucré, 2 bouts de pain au jambon et nous repartons, ce ravito nous le retrouverons au km 77, et Mehdi infatigable depuis le km 53 m’encourage de très vive voix dans mon effort.Nous attaquons la descente de 7 km, dans la descente nous croisons Laurent qui est sur le chemin du retour dans le sens de la monté

Km 70

Ouf arrivée dans le froid de la nuit à Saint-Affrique, la ville porte mal son nom je pensais qu’il faisait plus chaud en Afrique !!!!Je me fais ramasser et crever une 3 ampoule, un peu de nok sur les pieds vigoureusement endoloris par la douleur, à ce moment précis les brooks glycérines me donnent plus l’impression d’être une paire de sabot taillé dans de la brique …Quelques amuses gueules et nous repartons, plus d’une demie heure d’arrêt c’est pénible de reprendre dans le froid, j’ai les muscles tétanisés, les cuisses composées des fameux quadriceps, y’en à pas un qui veut fonctionner !!!, j’ai du mal à avancer, la côte de 7 km est la bienvenue, elle me permets de me réchauffer et de relancer la machine, je fais une bonne ascension, pour les cycliste c’est un col de 3e catégorie, avec sur les 500 premiers mètres une moyenne de 10/100 qui s’estompe petit à petit.Ça y est nous attaquons le chemin du retour vers Millau, la moitié de la 2e boucle est faite

Km 77

Au ravitaillement je retrouve Marie-Françoise, il ne reste presque plus rien nous sommes dans les derniers, 2 verres  de perrier et du pain au jambon, en me relevant de la chaise que cela est dur, il est 2h22 minute et là il me reste 23 km soit encore 5 bonnes heures de marches sans les arrêts, du coup mes 6h se transforment en objectif de 8h du matin, l’heure à laquelle je souhaite franchir la ligne d’arrivée.Nous rencontrons le dossard 1,, il fut le 1er à s’inscrire cette année à cette course.

Km 82

Ravitaillement dans la salle je remets de la nok un verre de saint-yorre et ça repart Mais quel galère pour descendre les 9 marches de la salles, je suis tétanisé par le froid pas plus de 4 degrés, 2 nouvelles ampoules sont apparues sous celles qui ont été éclatées,  les 18 derniers km vont être chaud, j’ai une bonne route un vrai billard avec cette fameuse ligne droite de 7 km pour revenir sur Saint-Georges Quelque part sur cette longue ligne droite, je me fais doublé par des marcheur en marche nordique  ils sont trop rapide pour moi, impossible de les suivre, plus tard je double un concurrent il s’appelle Christophe, il est seul sans vélo ravitailleur, Mehdi lui donne des sandwiches et à boire, nous nous le reverrons plus,

Km 87

Saint-Georges impossible de se faire masser les tables ont été rangées et nous sommes dans les derniers. Une soupe et nous repartons dans le froidd de la nuit, j’aime pas le froid il est 5h10, Laurent est arrivé à Millau à 4h40, chapeau bas. A la sortie du village nous attaquons la côte de 3-4 km qui nous mène vers le Viaduc, depuis que nous sommes sur le retours nous ne croisons plus personnes nous sommes vraiment dans les derniers, mais nous continuons à avancer !!! Le quadri face intérieur gauche se crispe à cause du froid, la douleur est vive, mais en attaquant la monté le corps se réchauffe et la douleur diminue en intensité,

Km 90

Fin de la côte et je repasse sous le viaduc, là j’ai 1-1.5 km de descente à 8% qui vont endolorir mes ampoules et tirer sur le quadriceps gauche, mais que c’est long cette descente, les mètres paraissent des km, j’ai froid, la fatigue me gagne l’allure à considérablement ralentie, Mehdi infatigable sur son vélo continuer à m’encourager … Mon histoire d’amour Asphaltique est à son paroxisme, inexorablement dans 10 km elle prendra fin

Km 95

Il me reste plus que 5 km et j’ai envie de dire il reste tout ça encore, dans ma tête c’est clair j’ai gagné oui elle en le sais pas encore mais je viens de l’emballer le temps d’une nuit d’amour sans lendemain, certes mais j’apprendrai que les effets secondaires me remémorerons toute la nuit passée ensemble. Mais vu mon allure je dois marche entre 3 et 4 km ça fait encore 1h30 de marche, mais c’est pas grave car je savais que ce panneau là a sa lecture allait me faire très mal !!!

Km 97

Panneau indiquant PK 97. Putain c’est encore loin l’arrivée !!!!! je noie encore de ces derniers instants d’amour asphaltique. Un peu comme quand on était môme la petite tablette de chocolat se trouvant dans l’armoire de la cuisine, il était presque à porter de main mais seulement presque car il manquait quelques cm pour aller dévorer cette foutue tablette qui nous narguait !!!! Le jour s’est levé, Comme une étrange idée, Que j’étais là, à Millau, à pied, Pour faire un cent bornard, histoire de rigoler …Déjà tard ,Oui mais pas trop tard, A moi de voir, A moi de croire,Que j’ai vécue une histoire d’amour, Qui va finir et sans retour, Avec plein de souvenirs, le jour s’est levé ….oui j’ai eu c’est air en tête du groupe téléphone sortie en 1986 je crois dans leur dernier rube avant leur séparation (le plus beau pour moi). Rénald avec le camion est venu nous rejoindre en nous disant‘’ vous êtes des vrais malades’’. Ben oui sinon je ne l’aurai pas fait !!!! si j’étais saint de corps et d’esprit !!!!

Km 99

Rénald me rejoint à pied sous la flamme rouge pour faire le dernier km tous les 3. C’est long le dernier km sous la flamme rouge et en plus que de la côte, en fait c’est un faut plat, mais avec + de 22heures de course dans la gueule et les jambes, la fatigue le froid les pieds dans un sale état avec mes sabots en brique rouge, j’ai l’impression d’être dans l’himalaya avec des cordes et des mousquetons en train de gravir l’Evertst !!!!!  Finalement ma mine n’est pas aussi pourrie que cela, il n’y a que les pieds et les quadri de pourris . Il y a des lèves tôt qui nous encouragent, un client devant une boulangerie nous offrent les croissants. Je suis sur le milieu de la chaussée,, les voitures restent bien patiemment derrière nous les ampoules font mal, j’arrive enfin au parc de la victoire, et sur la ligne d’arrivé,..

Km 100

Ça y est c’est fini, je franchis la ligne d’arrivée avec un ‘’super ‘’ chrono du 100 de 22h32minutes et quelques secondes, j’ai pulvérisé mon objectif qui était de 15 h …Je suis un moteur diesel pas une gri, je suis arrivé 15h06 minutes après le 1er, sur plus de 2000 participants il y a moins de 1500 arrivants, soit plus de 26% d’abandons, la dernière avec son coach que nous avons croisé régulièrement sur la fin, au jeu je te double tu me double, arrive 2 minutes après moi et c’est la clôture du 100 km de l’édition 2015 j’avais un délais d’arrivée de 24h, j’y étais en plein dedans. En fait en regardant bien j’ai fait un podium, ben oui je suis arrivé 2e dans en partant du dernier, pas mal non !!!!

‘’J’adore quand un plan se déroule sans accrocs !!! ‘’ (John Hannibal Smith, de l’agence tous risques)

Nous n’avons pas revu Christophe il a du sûrement abandonner et rattrapé par la voiture balais. Si c’était à refaire je le referais !!!Une belle aventure humaine, mais en aucun cas c’est un exploit pour moi, juste envie d’avoir voulu faire un ultra-marathon de 100 km sur un coup de tête, c’est à la porté de tous le monde avec un bon entrainement et un mental en acier pour ne pas se laisser impressionner par la distance. ‘’ LE SPORT N’EMPECHE PAS LE TOURISME ‘’ Mehdi Dafal.

Fait à Millau entre le 26/09 à 10h00 et le 27.09 à 08h32.

Premier bronzage de triathlète 😉

Pour moi c’est un échec total, mon but était de courir 100 bornes pas 35 et d’en faire 65 en marche à pieds, donc pas question de rester sur un échec, je dois abosolument le refaire cet Ultramarathon, quand je ne sais pas encore, mais c’est sûr un jour je le referai j’ai maintenant les armes pur le faire.

Pour 2020 je pensais à un triptique, mi-juin Paris-Roubais en tandem il ne fait plus que 200km en cyclo, mi-aout l’Embrunman et fin septembre le cent bornard de Millau, facile sur le papier ….mais pour les jambes c’est autre chose….donc une préparation mentale à toute épreuve et une prépa physique hors norme pour Moi. »